L’égalité de genre n’est pas un luxe mais une exigence pour une société juste et prospère.
Le Groupe sectoriel genre a accueilli une rencontre importante pour l’avenir de l’égalité hommes-femmes au Burundi en date du 14 août 2025. Il a réuni les représentants du gouvernement, partenaires techniques et financiers ainsi que membres de la société civile, dans un esprit de concertation et de vision commune, alors que le pays s’inscrit dans la perspective de Beijing +30.
Un démarrage sous le signe de l’engagement
L’ouverture de la session a été marquée par les allocutions de haut niveau. Mme la Représentante d’ONU Femmes au Burundi en félicitant le gouvernement sur les différentes avancées, a affirmé que l’égalité de genre n’est pas un luxe mais une exigence pour une société juste et prospère. Le Chef de la coopération de l’Union européenne a poursuivi en rappelant que l’égalité de genre demeure au cœur de l’action européenne et que des moyens conséquents seront engagé prochainement. Quant au Représentant du ministère de la Justice, il a réitéré l’engagement de l’État à transformer les engagements en réformes concrètes et pérennes et a déclaré la séance ouverte.
Des présentations riches et stratégiques
Les participants ont suivi avec attention l’exposé de M. Jacques sur l’état d’avancement des activités des groupes thématiques. Des points d’information essentiels ont également porté sur les résultats du CWS, mes missions d’échange liés à la création de l’Observatoire national sur les violences basées sur le genre, ainsi que sur le processus d’élaboration de la prochaine politique nationale genres, les journées célébrant la femme et la fille, etc. Un moment clé a été consacré à l’analyse des mouvements de pushback et pushforward, deux dynamiques opposées qui influencent la progression ou le recul des droits des femmes, au Burundi notamment.
Un tournant historique pour les priorités nationales
La rencontre a vu l’adoption d’une vision commune articulée autour de trois priorités stratégiques : mettre fin aux violences basées sur le genre, garantir à toutes et tous la sécurité économique et les moyens de vivre à l’abri de la pauvreté, et assurer un pouvoir décisionnel égal entre hommes et femmes à tous les niveaux de gouvernance. Ces orientations marquent un cap clair pour les années à venir et s’inscrivent dans le souffle de l’agenda Beijing +30.
De la parole à l’action
En clôturant les travaux, plusieurs participants ont rappelé que la réussite ne se mesurera pas uniquement dans les textes ou les rapports, mais dans la vie quotidienne des Burundais et des Burundaises. Le partage des documents de référence déjà élaboré, l’implication du secteur privé auront été, parmi d’autres, des recommandations formulées par les participants.