Les actions du projet de réponse aux besoins urgents et persistants en sécurité alimentaire ravivent l’espoir et renforcent la résilience chez les bénéficiaires
L’espoir de mener une vie acceptable renaît chez les familles vulnérables déplacées, retournées et familles d’accueil en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les provinces de Bujumbura, Cibitoke et Rumonge. Tel est le résultat des actions du projet de réponse aux besoins urgents et persistants en sécurité alimentaire de ces communautés vulnérables dans ces circonscriptions administratives à travers le fonds CERF (Central Emergency Response Fund). Depuis le début de l’année-2025, le projet mène des activités auprès de 3000 ménages, notamment la distribution d’intrants agricoles (semences et outils) et kits d’élevage cunicole pour les aider à sortir de la vulnérabilité et renforcer leur résilience face aux chocs climatiques.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à travers ce projet, a distribué dans les groupements communautaires des semences de cultures maraîchères, en l’occurrence les choux, les aubergines, les amarantes, les tomates, les carottes et les oignons accompagnés d’outils aratoires (houes, râteaux et arrosoirs), tout en assurant la formation et l’encadrement de proximité par l’entremise de ses partenaires de mise en œuvre (PMO). Les résultats sont spectaculaires.
Sur la voie de la résilience
Fin août, lors d’une descente conjointe – FAO et PMO - d’appui et de supervision des activités, la coordination du projet a constaté qu’en si peu de temps, les résultats obtenus suscitent l’enthousiasme des bénéficiaires.
« Au début du mois de juillet, nous avons eu notre première récolte d’amarantes. Nous l’avons vendue et obtenu plus de 400 000 FBu. Pour d’autres spéculations, nous n’avons pas encore commencé à récolter », témoigne Nshimirimana Désiré, président d’un groupement de 24 personnes dans la nouvelle commune de Muhuta. Ce groupement se structure avec des organes tels que le comité de gestion et le secrétariat pour s’inscrire dans la durée.
Légende: Champ communautaire appartenant à la coopérative agricole “Abahuzamigambi mbonakazoza Uburundi butagase” au site des déplacés de Gateri.
À la colline de Vugizo, dans l’ancienne commune de Mutimbuzi, un groupement de 32 personnes projette d’obtenir plus de 4 000 000 FBU de la vente des tomates plantées sur une superficie de 40mx20m, en plus des choux et des oignons que le groupement a développés. « C’est vraiment le développement chez nous ! Auparavant, nous ne savions pas que nous pouvions nous réunir et mener des activités agricoles à une telle échelle», a témoigné Jean Marie Ndayikeza, président du groupement, qui souligne que cette expérience sera capitalisée au sein de leurs ménages.
Au site de déplacés de Gateri, l’inattendu s’est produit. Ces victimes des inondations et des intempéries, principalement de la zone Gatumba, se sont lancées dans des activités agricoles grâce à l’appui du projet. Chaque ménage a un jardin de case et une coopérative de producteurs de 102 personnes, composée de 60 femmes, 22 jeunes et 20 hommes, s’est déjà formée. Celle-ci développe des cultures maraîchères sur des superficies plus larges.
« Quand on m’a donné une parcelle, j’ai pensé directement à comment nourrir ma famille. J’ai donc semé les semences données par la FAO. Dans mon jardin, j’ai déjà récolté une fois. Une partie a été consommée et l’autre a été vendue, ce qui m’a permis d’obtenir 30 000 FBu », a indiqué Emelyne Izompa, présidente de la coopérative agricole “Abahuzamigambi mbonakazoza Uburundi butagase” au site de Gateri. Cela illustre la réussite de la résilience même dans des conditions difficiles.
Tout près du but
Les actions du projet conduisent tout droit vers les objectifs fixés. « Quand nos enfants consomment des légumes, les maladies carentielles diminuent. Je remercie la FAO qui forme, à travers les activités du projet, les agriculteurs sur l’intérêt de cultiver des cultures maraîchères et leur utilité sur le plan nutritionnel », a apprécié M. Savin Nsabimana, responsable de la formation et de la vulgarisation agricole au Bureau provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage à Rumonge. Il souligne que, grâce aux actions du projet, le changement psychologique des agriculteurs sur le volet nutrition est déjà visible.
Légende: Une bénéficiaire et le Coordonnateur du projet dans un champ communautaire dans la nouvelle commune de Muhuta.
" Les bénéficiaires ont bien utilisé les intrants agricoles et le kit d’élevage que la FAO leur a fournis à travers le fonds CERF (Central Emergency Response Fund) octroyé par OCHA", salue Dr Kalo Ouattara, coordinateur du projet. Il indique avoir constaté que les bénéficiaires sont devenus résilients et ont pu diversifier leurs sources de revenus. Il estime que s’ils continuent sur cet élan, avec l’accompagnement des PMO, ils vont assurément améliorer leurs conditions de vie.
Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative
FAO
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
Objectifs poursuivis à travers cette initiative
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