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La Campagne Génération Egalité
Atelier d’information et de sensibilisation sur "Campagne Génération Egalité’’ à l’endroit de plus de 100 personnes des organisations féminines et des médias.
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09 septembre 2021
Le FIDA au Burundi
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08 septembre 2021
La Campagne Génération Egalité
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Communiqué de presse
30 août 2021
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la journée internationale des victimes de disparition forcée
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Les objectifs de développement durable au Burundi
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Burundi:
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08 septembre 2021
La Campagne Génération Egalité
Le bureau d’ONU Femmes au Burundi, en collaboration avec le Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, a organisé le 02 septembre 2021, un atelier d’information et de sensibilisation sur la ‘’Campagne Génération Egalité’’ à l’endroit de plus de 100 personnes des organisations féminines et des médias. C’était dans l’optique de les amener à prendre des initiatives consensuelles, concrètes et réalisables de manière plus concertée et coalisée en vue d’accélérer la mise en œuvre du Plan d’Action de Beijing au Burundi, au cours des 5 prochaines années.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la campagne intitulée ‘’Génération Egalite : pour les droits des femmes et un futur égalitaire’’ lancée par ONU Femmes au niveau global en 2020, pour marquer le 25 -ème anniversaire du programme et plan d’action de Beijing. Anniversaire qui, selon les Secrétaire General des Nations Unies, a coïncidé avec un recul mondial de l’égalité de genre et des droits des femmes, notamment dans le cadre de la pandémie de COVID.
S’exprimant à l’ouverture de l’atelier, qui marque aussi le lancement de la Campagne Génération Egalité au Burundi, la Ministre burundaise en charge du Genre, SE Imelde Sabushimike, a adressé sa reconnaissance à ONU Femmes et ses partenaires pour avoir initié cette campagne qui, selon elle, a ouvert les yeux du monde et mis à sa face que les engagements pris à Beijing, il y a plus de 25 ans, n’ont pas été tenus au rythme initialement escompté. ‘’Nous avons le devoir d’accélérer le travail de domestication du programme d’action de Beijing que nous avons déjà commencé pour enregistrer encore plus de progrès dans le domaine de l'égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, à travers des engagements concrets, coalisés, innovants, transformateurs et ambitieux’’ a-t-elle martelé, tout en recommandant aux organisations féminines et aux médias d’agir, aussi bien par le plaidoyer que par des actions concrètes sur le terrain.
Au Burundi, conformément aux priorités du gouvernement, un intérêt particulier sera porté aux aspects liés à l’autonomisation des femmes et les droits économiques, ainsi que la promotion du leadership des femmes pour la capitalisation de la paix au Burundi.
Reprenant les paroles de Mme Phumzile Mlambo Ngcuka, ancienne Directrice Exécutive d’ONU Femmes, la Représentante d’ONU femmes au Burundi, Mme Jennet Kem, a rappelé qu’‘’Il n’y a plus d’excuse à la persistance des inégalités, en particulier dans le contexte de la réalisation des objectifs de développement durable’’. Elle a appelé les femmes à être plus solidaires, à travailler en synergie pour mener des plaidoyers au plus haut niveau, car, dit-elle, l’heure n’est plus aux recommandations mais aux engagements concrets et réalisables. Elle a réitéré l’engagement d’ONU Femmes à continuer à accompagner le gouvernement du Burundi dans la mise en œuvre de ses engagements dans le cadre du Programme d’action de Beijing et à jouer pleinement son rôle du secrétariat pour le suivi périodique de ce plan.
L’atelier d’information et de sensibilisation des organisations féminines et des médias sur la campagne génération égalité est le premier d'une série d’autres évènements à venir, en particulier avec les jeunes, le secteur privé, les agences des Nations Unies et des donateurs et les autorités gouvernementales.
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27 août 2021
Processus d’accréditation du Burundi auprès du Secrétariat du « Fonds d’Adaptation » aux changements climatiques
Des documents de politique de l’Entité Nationale de Mise en œuvre des projets financés par le «Fonds d’Adaptation » aux changements climatiques ont été validés jeudi, 12 août 2021 au terme d’un atelier de trois jours à Gitega grâce à un appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Cette étape décisive est atteinte grâce à une série d’actions menées dans le cadre du projet TCP/BDI/3704/C2 « Appui au processus d’accréditation du Burundi auprès du Secrétariat du Fonds d’Adaptation pour l’accès direct aux financements des projets d’adaptation aux changements climatiques au Burundi ».
Les documents présentés et homologués moyennant des recommandations sont : la «Politique de gestion transparente des projets d’adaptation aux changements climatiques et mécanisme de gestion des griefs », la « Politique de gestion environnementale et sociale » ainsi que la «Politique genre de la Banque de l’Habitat du Burundi »». Cela a été rendu possible grâce au leadership de la FAO en collaboration avec le Ministère des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux via la Banque de l’Habitat du Burundi (BHB), Entité de Mise en Œuvre.
Pour arriver au terme du processus, quelques activités concluantes qui restent à faire sont notamment la préparation des modules de formation et la conduite des ateliers pour le renforcement des capacités du TaskForce de la BHB et la sensibilisation des parties prenantes dans le processus d’accréditation. Selon les prévisions, tout sera accompli avant le 31 décembre 2021 après quoi, le Burundi sera aligné sur la liste au même titre que les autres pays pouvant bénéficier dudit fonds.
De l’accès direct aux financements
L’accréditation du Burundi auprès du Secrétariat du « Fonds d’Adaptation » ouvrira la voie aux financements directs ou indirects des projets et programmes du pays pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques.
Entré en vigueur en 2005 par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) pour appuyer les pays en développement, le « Fonds d’Adaptation » offre un plafond d’un portefeuille de dix millions de dollars pour le financement d’un programme ou projet d’adaptation.
Egide NIJIMBERE, Secrétaire permanent au Ministère des Infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux, qui a pris part à l’atelier se réjouit du pas franchi. « Le Burundi a depuis longtemps été victime des effets néfastes des changements climatiques, ce qui a fait que le pays a utilisé ses fonds propres pour essayer d’y faire face. Avec le financement du Fonds d’Adaptation, la réponse à ces effets sera de taille et appropriée ».
Des conditions préalables aux financements
Les derniers documents validés à l’actif de la Banque de l’Habitat du Burundi s’inscrivent dans le registre des exigences du Secrétariat du « Fonds d’Adaptation » préalables à l’accréditation de tout pays bénéficiaire du fonds.
L’Entité Nationale de Mise en œuvre retenue doit, entre autres, faire preuve de ses capacités institutionnelles dans la formulation, la préparation, la mise en œuvre, le suivi-évaluation ainsi que dans la gestion des griefs ; la gestion financière et intégrité ; la transparence, le pouvoir d’auto-investigation, les mesures anti-corruption et le mécanisme pour traiter les plaintes en rapport avec les dommages environnementaux et sociaux ; ainsi que sa « politique genre ».
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12 août 2021
Je n'ai pas l'âge d'être une femme
C'est la première fois que j'en parle à quelqu'un parce qu'avant, j'avais peur de dire quoi que ce soit. » C'est à ce moment-là que l'enfance d'Elisabeth, 12 ans, a changé à jamais.
Elle n'avait pas eu d’enfance heureuse et insouciante depuis que son beau-père l'avait forcée à vivre avec ses grands-parents.
« La vie était difficile avec mes grands-parents, il n'y avait rien à manger. Je suis partie chez une amie dont les voisins racontaient qu'une femme du village proposait de l'emmener en Tanzanie », raconte Elisabeth.
Elle savait qu'elle n'aurait pas de salaire là-bas, mais elle aurait de la nourriture et un lit - pour un certain temps.
« La femme a commencé à me demander de voler des bananes dans les cultures des voisins et a menacé de me mettre à la porte si je refusais. Une autre famille du village m'a proposé d'aller travailler chez un de leurs amis à la place. Ils m'ont présenté à un homme qui devait être mon nouveau mari. J'ai refusé et leur ai dit : ‘Je ne suis pas venue ici pour me marier’. Ils ont ri et m'ont emmenée dans un bar à proximité. »
Elle y est allée mais n'a pas bu. « Nous sommes rentrés le soir, et ils m'ont dit que je pouvais dormir dans la maison de l'homme à côté. Quand j'ai refusé, ils ont proposé qu'une de leurs filles m'accompagne, mais c'était un piège. L'homme a demandé à la fille d'aller lui chercher une bière et au lieu de cela, elle a fermé la porte de l'extérieur, me laissant seule avec lui.
« Même si tu refuses de m'épouser, j'ai déjà payé ta dot en bières ce soir », m'a-t-il dit.
« Je n'ai pas l'âge d'être une femme », lui ai-je répondu.
Elle s'est débattue et a crié, mais personne n'est venu. « Ils pouvaient tout entendre et savaient ce qui se passait. Finalement, il m'a maîtrisée. J'avais 11 ou 12 ans à l'époque. »
Elisabeth est allée de maison en maison, logeant chez tous ceux qui voulaient bien l'accueillir. « Certains ont refusé mon offre de travail domestique parce que j'étais mineure. D'autres m'ont offert 30 000 shillings tanzaniens (11 euros) par mois, mais je ne les ai jamais reçus. Chaque fois que je les demandais, ils répondaient 'plus tard', 'une autre fois' ou 'comment crois-tu que nous payions ta nourriture et ton lit ? C'est déjà de l'argent’. »
Finalement, les voisins ont appelé une organisation tanzanienne appelée Kiwohede, et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burundi, qui collabore avec l'ONG pour aider les enfants victimes de traite et les réunir avec leur famille, est intervenue. « Kiwohede m'a accueilli dans son centre jusqu'à ce que l'OIM vienne et m'aide à retrouver ma famille et à me ramener chez moi.
Aujourd'hui âgée de 16 ans et trop âgée pour l'école primaire, Elisabeth suit des cours de couture. « J'espère que je pourrai être vraiment bonne dans ce domaine et devenir indépendante dans cette profession. »
L'histoire inquiétante d'Elisabeth n'est que trop familière. La traite d’êtres humains est un problème qui se répand comme une traînée de poudre au Burundi. Elle imprègne la société comme elle le fait dans le monde entier, dans au moins 148 pays.
Le Burundi est un pays source pour les enfants soumis au travail forcé et à la traite à des fins d’exploitation sexuelle. Selon le Bureau américain des affaires internationales du travail, les enfants sont victimes de traite vers la Tanzanie pour travailler dans l'agriculture et les mines d'or ou comme domestiques. Les filles burundaises sont victimes de traite à l’international à des fins d'exploitation sexuelle commerciale au Kenya, au Rwanda, en Ouganda, en République démocratique du Congo et dans des pays du Moyen-Orient. Au Burundi, la traite des personnes comprend principalement le travail forcé, généralement pour le travail domestique et la garde d’enfants, ainsi que l'agriculture, l'hôtellerie, la construction, la mendicité et le colportage.
De victime à survivante
Le centre qui a aidé Elisabeth s'efforce d'identifier et d'héberger les filles qui ont été victimes de traite dans l'un des 23 districts et des sept régions qu'il couvre. Ils travaillent avec les autorités locales pour effectuer des visites en porte-à-porte afin de repérer les enfants exploités et de sensibiliser les gens par le biais des stations de radio locales.
« Les gens nous appellent souvent pour nous signaler des enfants en situation d'exploitation », explique Tuyizere*, le responsable du centre. Le centre identifie les enfants victimes de traite, leur fournit un abri temporaire et leur offre un soutien psychosocial et une formation aux aptitudes à la vie quotidienne. Il y a des jeux, des jouets et un espace pour pratiquer des sports collectifs. Souvent, ces enfants sont analphabètes et sont trop âgés pour aller à l'école primaire. Les professionnels enseignent des compétences telles que la couture, le tressage de paniers, la cuisine ou la fabrication de savon, entre autres. « Les enfants partagent également leurs connaissances et leurs talents avec d'autres enfants s'ils le peuvent », ajoute Tuyizere.
Selon la base de données sur les survivants de l'OIM au Burundi, 49 pour cent des survivants sont identifiés et orientés par des ONG locales, par des chefs communautaires (17 pour cent), par d'autres survivants de la traite (9 pour cent), par la famille et les amis (7 pour cent), par des missions de l'OIM ailleurs (5 pour cent), par des fonctionnaires du gouvernement (5 pour cent) et par des travailleurs sociaux (5 pour cent).
L'OIM effectue son propre filtrage pour identifier les victimes et fournit des services de conseil psychosocial, en plus du soutien fourni par l'UNICEF - le principal acteur des Nations Unies en matière de protection de l'enfance. Il est essentiel de retrouver les familles des enfants, d'évaluer si leur retour est sûr et de les aider à se réintégrer dans leurs communautés.
Le Burundi intensifie ses efforts pour combattre la traite des personnes
Les données de l'OIM montrent que plus de 1 000 victimes de traite ont été identifiées et aidées au Burundi depuis 2017, mais cette aide directe ne représente qu'une partie de l'effort de lutte contre la traite des personnes dans le pays. L'OIM au Burundi participe à plusieurs initiatives visant à renforcer la capacité du gouvernement à lutter contre la traite, grâce au soutien généreux du Royaume des Pays-Bas et de l’USAID. Ces initiatives comprennent l'organisation d'activités de sensibilisation de masse dans tout le pays et la formation de la police, des magistrats et des agents de l'immigration sur la traite, la violence fondée sur le genre et les questions de protection au sens large. Selon l'Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi, le droit du travail n'est pas suffisamment appliqué, ce qui encourage alors la normalisation de certaines formes d'exploitation, comme la non-rémunération des activités économiques qui touche plus d'un tiers des femmes et des hommes âgés de 15 à 49 ans.
Le gouvernement du Burundi joue également un rôle de premier plan dans la lutte contre la traite des personnes. Récemment, dans son rapport 2021 publié le 1er juillet, le Département d'État américain a annoncé que le Burundi était passé du niveau 3 au niveau 2 sur la liste de surveillance. Il fait désormais partie des pays dont les gouvernements ont fait des efforts considérables pour respecter les normes minimales d'élimination de la traite.
Il a nommé un Comité ad hoc interministériel de lutte contre la traite des personnes composé de ministères clés et a adopté une loi en 2014 sur la prévention et la répression de la traite des personnes et la protection des victimes de traite, conformément au Protocole de Palerme de 2000.
Malgré les progrès, il reste beaucoup à faire pour améliorer la prévention, la protection et les poursuites judiciaires dans le pays. A cette fin, l'OIM collabore avec le gouvernement du Burundi et son Comité pour finaliser les procédures opérationnelles standard et élaborer un mécanisme national d'orientation pour identifier et orienter les victimes vers les services appropriés - entre autres actions.
*Les noms ont été changés pour protéger leur identité
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04 août 2021
Lutte contre la violence domestique
Avec l’appui du bureau d’ONU Femmes au Burundi, la province de Muyinga a formé, du 28 au 30 juillet 2021, 48 personnes composées de responsables administratifs nouvellement élus, accompagnés de leurs conjoints, sur l’approche ‘’maison fidèle ‘’. Il s’agissait, dans un premier temps, d’améliorer leurs connaissances sur la prévention des violences faites aux femmes et aux filles et l’assistance aux victimes au niveau communautaire, pour ensuite renforcer leur engagement à s’impliquer dans la prévention de ces violences, en particulier les violences domestiques, en servant de modèle dans leurs communautés.
La formation, dirigée par le Gouverneur de la province Muyinga et son cabinet, a permis aux participants d’aborder des thématiques en lien avec l’approche maison modèle, tel que la fondation et les piliers d’une maison fidèle, la vie du couple, la gestion commune des biens familiaux, les contraintes et l’importance de l’autonomisation financière des femmes dans une maison fidèle, etc.
‘’La famille est la base de toute société’’ et ‘’les leaders sont appelés à servir de modèles’’ a dit le Gouverneur de la province Muyinga, M. Jean Claude Barutwanayo, pour expliquer la nécessité de commencer ce genre de sensibilisation par des leaders au niveau communal et provincial.
En effet, selon les autorités provinciales de Muyinga, le phénomène de violence basée sur le genre est une réalité dans la province ; les formes de violences les plus flagrantes étant les violences économiques, les violences domestiques et les violences sexuelles. Il appartient donc à l’administration provinciale de s’assurer que les différents services de prise en charge et d’assistance aux victimes qui œuvrent dans la province, jouent leur rôle de manière efficace et efficiente. D’où l’importance de sensibiliser les responsables administratifs afin qu’ils servent d’abord de modèle dans tout ce qu’ils font, et surtout dans la lutte contre les violences domestiques et l’amélioration des conditions de vie des ménages.
Le partage d’expériences entre les participants a permis d’identifier les priorités à partir desquelles construire des engagements pour répondre aux Violences faites aux femmes et aux filles et l’autonomisation économique au niveau de chaque commune ou entité administrative représentée. Ils se sont notamment engagés à restituer les connaissances acquises aux autres, à servir de modèle dans leurs communautés en matière de bonne cohabitation dans leurs ménages, à sensibiliser les couples qui se préparent au mariage dans le but de réduire les cas de divorce et de violences basées sur le genre qui sont légion dans la province. Les participants se sont aussi convenu sur 10 commandements à suivre pour mieux gérer les ressources familiales.
Le Gouverneur de la province Muyinga, M. Jean Claude Barutwanayo, a remercié ONU Femmes pour son appui dans l’organisation de cette activité et a souhaité que la formation soit étendue sur d’autres catégories, à différents niveaux de l’administration, avant de descendre au niveau communautaire. ‘’ONU Femmes ne peut qu’accompagner ce genre d’initiatives’’, a rassuré Mme Scholastique Ntirampeba, au nom du bureau d’ONU Femmes au Burundi ; tout en remerciant les autorités provinciales de Muyinga pour leur engagement en faveur d’une bonne cohabitation des ménages, en commençant par les leaders, car comme dit l’adage kirundi ‘’Umwera uva ibukuru ugakwira hose’’ (‘’Si la lumière vient d’en haut, elle se répand partout’’).
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04 août 2021
Association des Femmes actrices de paix et de Dialogue engagée dans la gestion des conflits communautaires
Initiée en 2014 par les organisations de la société civile, avec l’appui d’ONU Femmes et en partenariat avec les autorités nationales, le réseau des femmes actrices de paix et de dialogue’’, en étroite collaboration avec l'administration communautaire territoriale et d’autres acteurs, agit comme une institution engagée dans la gestion des conflits communautaires, l’animation des dialogues pour la paix, la mobilisation des femmes pour leur droits, leur auto-développement et leur participation au niveau communautaire.
Après son agrément, en juin 2020, le réseau est devenu l’Association des Femmes actrices de paix et de Dialogue’’(AFAPD). C’est dans le souci d’accompagner cette nouvelle association en phase de démarrage et de lui permettre de continuer sa noble mission de promouvoir le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale au niveau communautaire, , que le bureau d’ONU Femmes au Burundi a décidé d’améliorer le bagage professionnel de ses organes dirigeants en renforçant leurs capacités en matière de gouvernance et de planification stratégique, le suivi- évaluation des projets et la communication stratégique. Une belle opportunité aussi de leur rappeler le contenu de la résolution 1325 car cette institution féminine est fortement engagée dans sa mise en œuvre. Ceci transparaît à travers ses différentes activités visant la promotion de la participation de la femme dans les mécanismes de prévention/médiation des conflits et consolidation de la paix, la protection de la femme à travers les activités de lutte contre les VSBG et à travers les activités de relèvement que le réseau mène avec les groupements féminins de production.
‘’Après avoir obtenu le Statut d’ASBL, il s’avère important de s’assurer que la nouvelle association dispose des outils de gouvernance et des capacités nécessaires pour achever ses objectifs et missions de manière à démontrer ses avantages comparatifs’’ explique Madame Jennet Kem, Représentante de ONU Femmes au Burundi ; tout en souhaitant que les connaissances acquises contribuent à renforcer l’association en lui donnant la crédibilité nécessaire à la mobilisation et la gestion des ressources, afin de pouvoir continuer sa noble mission.
‘’ Cette formation nous offre une belle opportunité, entant que comité exécutif et points focaux provinciaux, de mieux comprendre comment gérer notre association encore à l’étape embryonnaire ’’ s’est réjouie Mme Mariane, point focal l’Association des Femmes actrices de paix et de Dialogue’’ au niveau national.
L’AFAPD compte dans ses rangs 516 femmes médiatrices issues de 220 associations, œuvrant à la base, 18 points focaux provinciaux, et 16 000 femmes médiatrices au niveau des collines/quartiers, appelés "Noyaux de base collinaires" (NBC), toutes engagées à contribuer au renforcement de la cohésion sociale et à la consolidation de la paix au niveau communautaire, avec à leur actif, plus de 30 000 conflits traités, plus de 21 000 séances de dialogue organisées, avec 113 5200 participants à ce jour.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre la mise en œuvre d’un nouveau projet visant la localisation de la résolution 1325 du conseil de sécurité des Nations unies au Burundi, financé par le Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies, et mis en œuvre conjointement avec American Friends service Committee. Il est le premier dans une série d’autres activités prévues par ONU Femmes dans le cadre du renforcement institutionnelle de cette Association.
Grâce à ses actions en faveur de la mise en œuvre de la Résolution 1325, et à l’appui technique de l’ONU Femmes, le Réseau des femmes médiatrices, bénéficie de l’appui de deux partenaires financiers clés, à savoir, le Fond des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et le Fond des Femmes pour la Paix et l’Action Humanitaire (WPHF).
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22 juillet 2021
Nadège, Skills4Girls, et un nouveau départ dans la vie
Deuxième enfant d'une famille de six, avec un père incapable de travailler en raison d'une maladie de longue durée, elle n'a pas pu retourner à l'école après avoir accouché, car elle n'avait tout simplement pas d'argent pour payer les fournitures scolaires. Nadège s'attendait à devoir lutter toute sa vie pour joindre les deux bouts, avec des perspectives limitées pour l'avenir de son enfant.
Aujourd'hui, la vie de Nadège s'améliore peu à peu et elle envisage un meilleur avenir pour son fils, Don Owen, âgé d'un peu moins de deux ans.
Tout a commencé lorsque l'adolescente a rejoint un groupe de solidarité. Ces groupes sont très actifs au Burundi, ils permettent à leurs membres de prendre leur vie en main en contribuant à un fonds d'épargne communautaire qui est ensuite accessible sous forme d'attribution de crédits, permettant à tous les membres de relancer ou de démarrer une activité génératrice de revenus. Le fonds d'épargne est également utilisé pour aider les enfants les plus vulnérables de la communauté à payer leurs frais de santé ou leurs fournitures scolaires.
Nadège a commencé par emprunter 10 000 BIF (francs burundais) (l'équivalent de 5 dollars) pour commencer à vendre des tomates sur le marché. Elle parvient parfois à faire un bénéfice de 500 BiF (0,25 USD), ce qui permet au moins de payer le sel et l'huile pour le repas familial.
Au début de l'année 2021, l'UNICEF Burundi, avec le soutien de l'UNICEF Danemark et de la société danoise Pandora, fabricant mondial de bijoux, a lancé un appel à candidatures pour sélectionner 50 adolescentes appelées à participer au premier "Girl leadership camp". Nadège a postulé et a été sélectionnée grâce à son engagement communautaire.
Le programme est développé dans trois provinces du Burundi. Pour la première cohorte, 50 adolescentes se sont réunies à Bujumbura pendant 5 jours. Elles ont participé à des sessions de renforcement des compétences et ont eu l'opportunité d'échanger avec des femmes mentors.
De retour dans leur communauté, Nadège et son équipe ont choisi d'apprendre à fabriquer du charbon écologique à partir de déchets agricoles (principalement du café et du manioc).
Nadège est très enthousiaste à l'idée de lancer sa propre entreprise de combustible de cuisson. "Je sais que cela peut marcher, dit-elle, car le charbon de bois est très cher dans mon village".
Elle a soumis l'idée au groupe de solidarité auquel elle appartient, et elle s’est également engagée à partager ses nouvelles connaissances avec le groupe.
Le programme Skills4Girls est l’une des composants du programme de renforcement des compétences des jeunes et des adolescents de l’UNICEF au Burundi, un programme, qui vise à assurer une transition efficace de tous les adolescents vers une vie adulte productive. En se concentrant sur les défis spécifiques qui empêchent les adolescentes d'atteindre leur plein potentiel, le programme développe des compétences de leadership (y compris, mais sans s'y limiter, la confiance en soi, la communication, ...) et développe des compétences qui pourraient élargir leurs perspectives économiques en développant des compétences dans le domaine des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques, traditionnellement considéré comme un domaine réservé aux hommes.
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Communiqué de presse
30 août 2021
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la journée internationale des victimes de disparition forcée
Les disparitions forcées privent les familles et les populations du droit de connaître la vérité sur le sort de leurs proches, d’exiger des comptes, et d’obtenir justice et réparation. En limitant la possibilité de rechercher les personnes disparues et d’enquêter sur les disparitions forcées présumées, la pandémie de COVID-19 n’a fait qu’exacerber l’agonie et l’angoisse causées par ces disparitions.
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Communiqué de presse
19 août 2021
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire
Mais aux quatre coins du globe, les humanitaires font face à des menaces croissantes. Ces 20 dernières années, les fusillades, les enlèvements et autres attaques visant des organisations humanitaires ont été multipliés par 10. Rien que cette année, au moins 72 humanitaires ont été tués dans des zones de conflit.
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Communiqué de presse
09 août 2021
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la journée internationale des peuples autochtones
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Communiqué de presse
21 juillet 2021
L’OIM Burundi fait don d’équipement au Commissariat Général des Migrations
Ce 21 juillet 2021, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait un don d’équipement au Commissariat Générale des Migrations (CGM) du Gouvernement du Burundi, dans le but de renforcer sa capacité à gérer les mouvements transfrontaliers dans le contexte d’urgence de santé publique face aux maladies à potentiel épidémiques tel que la COVID-19.
Ce don comprend la réhabilitation du système électrique du poste frontière de Mugina et des infrastructures des postes frontières de Rumandari, Kanyaru Haut, Gasenyi 1, Gisuru, et Rumonge. Il comprend également du matériel informatique (11 ordinateurs, 4 imprimantes) et bureautique (19 armoires, 38 chaises et 38 tables) et de 23 motos.
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