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11 mars 2026
Séance d’information pour les nouveaux Secrétaires permanents sur le Plan-Cadre de Coopération 2023-2027
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03 mars 2026
Unir les efforts pour transformer durablement les systèmes alimentaires au Burundi
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23 janvier 2026
Une migrante devient la sensation culinaire du Burundi
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Les objectifs de développement durable au Burundi
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Burundi:
Histoire
11 mars 2026
Séance d’information pour les nouveaux Secrétaires permanents sur le Plan-Cadre de Coopération 2023-2027
Une séance d’information sur le Cadre de Coopération entre les Nations Unies et le Burundi pour le Développement Durable (UNSDCF 2023-2027) s’est tenue à Bujumbura à l’intention des Secrétaires permanents récemment nommés dans les ministères du Gouvernement du Burundi. Cette rencontre visait à renforcer leur compréhension de cet instrument stratégique qui guide l’action du Système des Nations Unies dans le pays et à consolider la coordination entre les institutions nationales et les agences onusiennes.Dans son mot d’accueil, madame Violet Kakyomya, Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Burundi a félicité les Secrétaires permanents pour leur récente nomination et salué la collaboration déjà engagée avec les agences, fonds et programmes des Nations Unies. « Votre participation à cette rencontre témoigne de l’importance que nous accordons collectivement à la coordination, à la transparence et à l’alignement de nos efforts au service du développement du Burundi », a-t-elle déclaré.Elle a rappelé que le Cadre de Coopération, signé le 8 décembre 2022 entre le Gouvernement du Burundi et les Nations Unies, constitue aujourd’hui le principal instrument stratégique qui oriente l’appui du système onusien aux priorités nationales de développement.« Ce cadre n’est pas uniquement un document des Nations Unies. Il s’agit avant tout d’un cadre conjoint entre le Gouvernement et les Nations Unies, aligné sur les priorités nationales et sur l’Agenda 2030 pour les Objectifs de développement durable », a-t-elle souligné.Entré dans sa quatrième année de mise en œuvre, le Cadre de Coopération vise à accompagner le Burundi dans sa trajectoire vers un développement plus inclusif, résilient et durable, qui ne laisse personne de côté.Le Cadre de Coopération 2023-2027 s’articule autour de trois priorités stratégiques, à savoir : (1) la transformation structurelle de l’économie et la gouvernance pour une croissance inclusive, (2) le développement du capital humain, (3) la gestion durable de l’environnement et la résilience aux chocs.La session avait pour objectif de présenter aux nouveaux responsables sectoriels la logique du Plan-cadre, ses priorités stratégiques, son système de gouvernance et ses mécanismes de mise en œuvre, afin de faciliter une collaboration encore plus étroite entre les institutions gouvernementales et le Système des Nations Unies. Dans son mot d’ouverture, le Secrétaire Permanent du Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération au Développement et de l’Intégration Régionale, Monsieur NITUNGA Sophonie, a souligné l’importance de cette séance d’information pour les responsables nouvellement nommés.« Les Secrétaires permanents sont désormais des piliers essentiels au sein de leurs ministères respectifs et jouent un rôle clé dans la coordination des domaines sectoriels du Plan-cadre. Il est donc important qu’ils se familiarisent avec cet outil, qu’ils se l’approprient et qu’ils comprennent clairement qui fait quoi et avec qui collaborer au sein du système des Nations Unies », a-t-il indiqué. Une dizaine de Secrétaires permanents ont pris part à la rencontre, qui a donné lieu à des échanges interactifs et à plusieurs questions permettant de clarifier les niveaux d’implication des ministères dans la mise en œuvre du Cadre de Coopération.La réunion a également permis de préparer la prochaine session du Comité Technique Conjoint, au cours de laquelle le Gouvernement et les Nations Unies examineront les résultats atteints en 2025 ainsi que le plan de travail pour la mise en œuvre en 2026. En clôturant la rencontre, la Coordonnatrice résidente a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à poursuivre une collaboration étroite avec le Gouvernement du Burundi. « La réussite du Cadre de Coopération dépend avant tout de la qualité de notre partenariat et de notre capacité à travailler ensemble de manière coordonnée et transparente », a-t-elle affirmé.Pour sa part, le Secrétaire permanent a salué la qualité des échanges et l’esprit de collaboration qui ont marqué la session. « Cette réunion préparatoire nous a permis de mieux comprendre le Cadre de Coopération et de bien nous préparer pour la prochaine réunion du Comité Technique Conjoint », a-t-il conclu.
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Histoire
03 mars 2026
Unir les efforts pour transformer durablement les systèmes alimentaires au Burundi
« Rima Wihe », qui signifie en kirundi « cultive pour ton autosuffisance », est une initiative financée par le Royaume de Belgique, qui dépasse largement le cadre agricole : elle incarne une promesse de dignité et de résilience pour les petits exploitants agricoles des zones ciblées dans les provinces de Burunga et Buhumuza en particulier les femmes et les jeunes. Elle ouvre la voie vers des systèmes alimentaires inclusifs, capables de résister aux chocs climatiques et économiques.Du 23 au 25 février, le Comité de pilotage du projet, co‑présidé par le Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, et la Coordonnatrice Résidente des Nations Unies, s’est rendu à Rutana et Ruyigi pour constater les avancées du projet.« Rima Wihe » vise à renforcer la résilience de 12 000 ménages agricoles. Cette action conjointe illustre la force du partenariat entre le Gouvernement du Burundi, les Nations Unies et le Royaume de Belgique.Le projet agit sur l’ensemble de la chaîne alimentaire depuis la production, la transformation et la commercialisation, en réduisant les pertes post‑récolte, en renforçant l’adaptation au changement climatique et la lutte contre l’érosion. Il promeut l’inclusion financière et l’autonomisation des femmes, la participation active des jeunes, le renforcement des coopératives et des capacités locales, la transformation et l’accès élargi aux marchés, ainsi qu’une plateforme digitale d’apprentissage des bonnes pratiques agricoles et d’accès au crédit, contribuant également à renforcer les recettes fiscales des communes concernées.Cette approche intégrée mise en œuvre conjointement par le PAM, la FAO, le PNUD, ONU Femmes et l’UNCDF, et leurs partenaires ONG, sous le leadership des autorités centrales et locales, et grâce à l’appropriation complète des activités par les ménages agricoles, relie production, innovation, finance et gouvernance locale, créant un cercle vertueux où la résilience des familles agricoles devient la force de toute la communauté.Des voix qui incarnent le changement Kabura Corneille, 32 ans, père d’un enfant, confie avec conviction : « Ce projet est arrivé comme une réponse à nos besoins. Il nous ouvre la voie vers des techniques agricoles modernes et nous relie directement aux partenaires à travers des séances de sensibilisation pratiques et inspirantes. Grâce à lui, nos récoltes s’améliorent, nos connaissances s’enrichissent et nous découvrons de nouvelles opportunités de commercialisation. C’est bien plus qu’un appui : c’est une transformation qui redonne espoir et confiance en l’avenir. » Nduhirubusa Silvie, 30 ans, mère de quatre enfants : « Obtenir des certificats fonciers était autrefois un rêve inaccessible. Aujourd’hui, nous avons les moyens de sécuriser nos terres pour nos enfants. Avant, nous ignorions les avantages des coopératives. Grâce au projet, nous avons appris à nous organiser, à générer des revenus et à prendre confiance en nous. Les femmes de ma colline se sentent désormais capables de bâtir un avenir meilleur. »Ces témoignages rappellent qu’au-delà des chiffres, ce sont des vies transformées, des familles renforcées et des communautés qui reprennent espoir.Leadership et engagement collectifLa mission a mis en lumière le leadership du Gouvernement et l’appropriation forte des communautés locales. Le Chef de Cabinet du Gouverneur de la Province de Burunga, Monsieur MBONIHANKUYE Etienne, a affirmé avec conviction que la province s’engage à faire rayonner ces actions au niveau national. Il a souligné que ce projet est bien plus qu’un avantage : c’est une dynamique puissante qui accélère notre développement et renforce la place de Burunga dans le progrès partagé.Le Conseiller chargé des Affaires Sociales et Culturelles du Gouverneur de la Province de Buhumuza, Monsieur Oswald NTAKARUTIMANA, a exprimé avec force son appréciation des activités déjà réalisées dans la commune de Gisuru. Il a salué les bienfaits tangibles du projet et il a exhorté la population locale à s’impliquer davantage, en rappelant que certaines initiatives communautaires telles que le traçage et la réhabilitation des courbes anti-érosives ne doivent pas attendre une aide extérieure pour être menées à bien. Avec passion, il a plaidé pour que le projet poursuive son engagement en dotant la commune de hangars destinés à la conservation des récoltes, ainsi qu’en réhabilitant les pistes et routes essentielles à l’écoulement des produits agricoles. Pour lui, ces investissements structurants représentent bien plus qu’une amélioration ponctuelle : ils constituent une dynamique durable qui renforce la résilience des communautés et ouvre la voie à un développement partagé. Madame Séraphine CIZA, la déléguée du Directeur général chargé de l'Intégration Régionale et de la Coopération Internationale au Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, a rappelé que cette visite illustre les avancées tangibles du projet. « Rima Wihe » agit directement sur le quotidien des Burundais, en renforçant leur bien-être et leur avenir. Elle a salué avec force l’engagement du Système des Nations Unies, le Royaume de Belgique dans le cadre de ce projet, et les partenaires financiers et techniques en général, ainsi que les agences de mise en œuvre, véritables alliés de ce changement. Madame Violet Kenyana Kakyomya, Coordonnatrice Résidente des Nations Unies, a affirmé que le leadership du Gouvernement a permis de faire de ce projet de renforcement des systèmes alimentaires une priorité partagée. Les avancées déjà visibles après un an de mise en œuvre sont une source de motivation et d’espoir, incitant à renforcer encore davantage les efforts conjoints pour le bien-être de la population.
Il est à souligner que « Rima Wihe » n’est pas seulement un projet sur les systèmes alimentaires : c’est une histoire de solidarité, de résilience et d’espoir. Lorsque les coopératives se renforcent, lorsque les femmes prennent la parole et que les jeunes trouvent leur place, c’est tout le Burundi qui avance.En unissant leurs efforts au sein de «Rima Wihe», le Gouvernement du Burundi, les Nations Unies, le Royaume de Belgique et les communautés locales bâtissent ensemble un avenir où chaque famille agricole peut cultiver non seulement la terre, mais aussi l’espérance.
Il est à souligner que « Rima Wihe » n’est pas seulement un projet sur les systèmes alimentaires : c’est une histoire de solidarité, de résilience et d’espoir. Lorsque les coopératives se renforcent, lorsque les femmes prennent la parole et que les jeunes trouvent leur place, c’est tout le Burundi qui avance.En unissant leurs efforts au sein de «Rima Wihe», le Gouvernement du Burundi, les Nations Unies, le Royaume de Belgique et les communautés locales bâtissent ensemble un avenir où chaque famille agricole peut cultiver non seulement la terre, mais aussi l’espérance.
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Histoire
23 janvier 2026
Une migrante devient la sensation culinaire du Burundi
Le long de l'avenue de l'Université, l'une des rues les plus animées de Bujumbura, l'odeur de viande fumée, de poisson grillé et de sauce épicée s'échappe d'un restaurant d’apparence modeste et pourtant très fréquenté. À l'extérieur, les clients attendent leur tour, leur téléphone à la main, certains se filmant avant d'entrer. Au centre de tout cet intérêt se trouve Joyce, une migrante congolaise dont le talent culinaire et le sens des affaires ont transformé une petite boutique en l'un des restaurants les plus en vogue de la ville.Née et élevée à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), Joyce a appris à cuisiner avec sa mère. Grâce à son activité de traiteur, sa mère lui a transmis non seulement des recettes, mais aussi une profonde passion de la cuisine pour sa capacité à rassembler. Lorsque Joyce a perdu sa mère en 2016, la cuisine qui résonnait autrefois de cette bonne humeur est devenue un lieu de souvenirs doux-amers. « Après la mort de ma mère, il m'était très difficile de rester. Tout était empreint de souvenirs », explique-t-elle.Avec ses enfants, Joyce a décidé de déménager au Burundi, le pays voisin, pour reconstruire sa vie. Elle est arrivée avec peu d'affaires, n'emportant avec elle que son savoir-faire. « Je suis arrivée avec presque rien », dit-elle, « à part mes recettes et mon espoir ». Pendant plusieurs années, Joyce a compté sur la cuisine pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle préparait des beignets et des pains plats chez elle, puis faisait du porte-à-porte et demandait aux magasins locaux de les vendre. Certains acceptaient, d'autres refusaient. « Ce fut un début modeste, dit-elle, mais cela nous a aidés à survivre. »En 2024, l’un de ses clients, passionné de cuisine congolaise, l’a encouragée à se lancer. Motivée par l'accueil réservé à sa cuisine, Joyce a fait le grand saut et a décidé d'ouvrir son propre restaurant, qu'elle a tout simplement baptisé Joyce Food.Ce qui a suivi a été plus qu'un simple succès commercial. Joyce a commencé à parler de son parcours culinaire sur les réseaux sociaux, en publiant de courtes vidéos sur TikTok où on la voit préparer des plats traditionnels tels que le ntaba(viande de chèvre fumée) et le liboke (poisson). Se filmant dans des moments de danse et de rire avec son personnel, elle offre à ses abonnés un aperçu de la vie derrière les fourneaux. Ses vidéos sont rapidement devenues populaires, trouvant un écho auprès d'un public bien au-delà du Burundi. Aujourd'hui, Joyce compte plus de 115 000 abonnés sur TikTok, et certaines de ses vidéos ont été visionnées des millions de fois. « Les réseaux sociaux m'ont aidée à toucher des personnes qui, comme moi, ont le mal du pays », explique-t-elle. « Je ne parle pas que de nourriture. J’essaie de créer du lien. »À mesure que son nombre d'abonnés en ligne augmentait, son restaurant se développait également. Joyce Food est devenu un lieu de rassemblement populaire pour différentes communautés de Bujumbura, attirant à la fois des Burundais et d'autres migrants congolais. Le restaurant emploie aujourd'hui 30 personnes, dont beaucoup sont des migrants, en particulier des femmes.« Je veux que mon restaurant soit un lieu où les employés peuvent grandir ensemble, en particulier les femmes issues de différentes communautés », explique Joyce. « Un lieu où elles peuvent apprendre, gagner leur vie et rêver plus grand. »Des plats signatures tels que le poisson liboke et le ntaba ont valu à Joyce Food une clientèle fidèle, et les week-ends affichent souvent complet. Les clients sont régulièrement dans les vidéos de Joyce, partageant des repas et des anecdotes. « C'est le goût de chez moi », dit un client régulier. « Mais c'est aussi son énergie qui fait revenir les clients. » Selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (UNDESA), le Burundi accueille plus de 387 000 migrants internationaux, dont près de la moitié sont des femmes. Comme Joyce, ils apportent des compétences, de l'espoir et une richesse culturelle qui renforcent les communautés et les économies locales. Son parcours montre à quel point l'inclusion et l'accès à des moyens de subsistance peuvent aider les migrants à reconstruire leur vie tout en contribuant au développement des lieux qu'ils considèrent désormais comme chez eux.Pour l'avenir, Joyce espère développer davantage son entreprise. Elle rêve d'ouvrir un autre restaurant, de publier un livre de cuisine et de proposer des cours de cuisine aux femmes migrantes afin de les aider à transformer leurs compétences en moyens de subsistance durables. « Recommencer à zéro dans un nouveau pays n'est jamais facile », dit-elle. « Mais lorsque vous avez des compétences et la possibilité de les mettre à profit, vous pouvez construire quelque chose à vous et apporter votre contribution où que vous soyez. »
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Histoire
30 décembre 2025
Busuma, symbole d’une urgence humanitaire où les enfants paient le plus lourd tribut
Sur les hauteurs de Busuma, une brume enveloppe le paysage et s’insinue lentement entre les reliefs, plongeant les lieux, observés de loin, dans un silence mystérieux. L’air froid mord la peau et transforme chaque souffle en un nuage visible. C’est dans cette atmosphère particulière que, le matin du 30 décembre, l’équipe de l’UNICEF arrive au site de réfugiés.Le site de Busuma, situé dans la zone de Kayongozi, commune de Ruyigi, province de Buhumuza, à l’est du Burundi, accueille actuellement un afflux massif de réfugiés congolais en provenance de plusieurs centres de transit situés près de la frontière entre le Burundi et la République Démocratique du Congo.Aujourd’hui, environ 70 000 personnes y survivent déjà. Dans les semaines à venir, ce chiffre pourrait atteindre près de 100 000, avec l’arrivée attendue de réfugiés en provenance de Rumonge et d’autres sites de transit.Installées sur plus de 120 hectares, les familles vivent dans une extrême précarité. Plus de la moitié de la population est composée d’enfants, exposés quotidiennement au froid, à la faim, aux maladies, au choléra et à de graves risques en matière de protection.À Busuma, l’urgence n’est pas abstraite ; elle se lit sur les visages, dans les gestes de survie et dans les silences.Les constats sont particulièrement inquiétants sur le plan nutritionnel, dans un contexte d’insécurité alimentaire critique. Près de 455 enfants de moins de cinq ans sont déjà dépistés comme souffrant de malnutrition, dont 174 présentent une malnutrition aiguë sévère et 281 une malnutrition aiguë modérée. Quatorze décès ont été recensés, principalement dus à des complications telles que l’anémie et le paludisme. Sur le plan sanitaire, la situation demeure extrêmement préoccupante. Lors de la visite, le site comptait 23 cas actifs de choléra, plus de 110 personnes déjà prises en charge et deux décès liés à cette maladie. Les structures de santé existantes sont saturées, et le manque de personnel, de matériel médical et d’infrastructures appropriées rend crucial le déploiement rapide de cliniques mobiles ainsi que le renforcement de la réponse sanitaire. Les chiffres indiquent qu’il y a entre 1 500 et 2 000 consultations par jour, avec une moyenne de 200 à 230 par membre du personnel. Les enfants représentent 55 % de ces consultations.L’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement demeure dramatiquement insuffisant, malgré des efforts constants en cours. Avec moins de deux litres d’eau par personne et par jour, un nombre très limité de latrines et la persistance de la défécation à l’air libre, les risques d’épidémies continuent de s’aggraver.La crise à Busuma frappe d’abord les enfants. Plus de 150 enfants non accompagnés ont déjà été identifiés et exposés à des risques élevés de violences, d’exploitation, d’abus, de négligence et de disparition. Aucun espace d’apprentissage n’est actuellement disponible sur le site, tandis que les écoles environnantes sont déjà saturées.Mwangaza Amissi, 11 ans, originaire de Rubarika, a été rencontré alors qu’il brûlait la chèvre de sa grand-mère. Interrogé sur son absence à l’espace ami des enfants mis en place par l’UNICEF, il répond avec une gravité désarmante :
« C’est moi qui aide ma grand-mère avec sa nourriture, pour puiser son eau et d’autres choses dont elle a besoin, parce que sinon elle mourrait, n’ayant plus la force de le faire elle-même. »À Busuma, l’enfance est souvent remplacée par des responsabilités trop lourdes pour de si jeunes épaules. Nguza Zuena, mère de huit enfants, originaire de Ruberizi, à l’est de la RDC, s’est rendue au service de prise en charge de la malnutrition, installé au cœur du site, avec son dernier-né, Christian Twasima, âgé de 10 mois. Dépisté en malnutrition aiguë sévère, il reçoit pour la première fois une prise en charge nutritionnelle à base de Plumpy’Nut, fourni par l’UNICEF.Elle confie, la voix empreinte d’inquiétude : « Nous n’avons pas encore de tentes ni de couvertures ; nous avons fui sans rien amener. À part la malnutrition, les enfants vont avoir d’autres maladies liées au froid mais aussi à l’hygiène. »Face à cette situation, l’UNICEF, en appui aux autorités et aux partenaires, a engagé plusieurs actions : réponse au choléra par l’appui à la fourniture d’intrants, amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à travers l’installation de bladders, prise en charge de la malnutrition aiguë sévère, campagnes de vaccination, mise en place d’espaces amis des enfants temporaires accueillant plus de 1 000 enfants par jour, installation de toilettes mobiles, activités de communication sur les risques et évaluations conjointes dans l’ensemble des secteurs clés. L’UNICEF prévoit également la mise en place de cliniques mobiles, ainsi que la réalisation de forages dans les plus brefs délais. Cependant, les écarts entre les besoins et les ressources disponibles demeurent considérables. Les défis sont particulièrement critiques en matière d’accès à l’eau potable, de nutrition thérapeutique, de personnel qualifié, d’infrastructures durables, de kits d’hygiène, de mécanismes de protection de l’enfance et de financements.La situation à Busuma appelle une mobilisation coordonnée, complémentaire et renforcée. Chaque jour qui passe accroît les risques et fragilise davantage des familles déjà éprouvées par le déplacement et la perte. Attendre n’est pas une option. Agir maintenant est une responsabilité collective pour préserver la vie, la dignité et l’avenir de milliers d’enfants et de familles déracinées.
« C’est moi qui aide ma grand-mère avec sa nourriture, pour puiser son eau et d’autres choses dont elle a besoin, parce que sinon elle mourrait, n’ayant plus la force de le faire elle-même. »À Busuma, l’enfance est souvent remplacée par des responsabilités trop lourdes pour de si jeunes épaules. Nguza Zuena, mère de huit enfants, originaire de Ruberizi, à l’est de la RDC, s’est rendue au service de prise en charge de la malnutrition, installé au cœur du site, avec son dernier-né, Christian Twasima, âgé de 10 mois. Dépisté en malnutrition aiguë sévère, il reçoit pour la première fois une prise en charge nutritionnelle à base de Plumpy’Nut, fourni par l’UNICEF.Elle confie, la voix empreinte d’inquiétude : « Nous n’avons pas encore de tentes ni de couvertures ; nous avons fui sans rien amener. À part la malnutrition, les enfants vont avoir d’autres maladies liées au froid mais aussi à l’hygiène. »Face à cette situation, l’UNICEF, en appui aux autorités et aux partenaires, a engagé plusieurs actions : réponse au choléra par l’appui à la fourniture d’intrants, amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à travers l’installation de bladders, prise en charge de la malnutrition aiguë sévère, campagnes de vaccination, mise en place d’espaces amis des enfants temporaires accueillant plus de 1 000 enfants par jour, installation de toilettes mobiles, activités de communication sur les risques et évaluations conjointes dans l’ensemble des secteurs clés. L’UNICEF prévoit également la mise en place de cliniques mobiles, ainsi que la réalisation de forages dans les plus brefs délais. Cependant, les écarts entre les besoins et les ressources disponibles demeurent considérables. Les défis sont particulièrement critiques en matière d’accès à l’eau potable, de nutrition thérapeutique, de personnel qualifié, d’infrastructures durables, de kits d’hygiène, de mécanismes de protection de l’enfance et de financements.La situation à Busuma appelle une mobilisation coordonnée, complémentaire et renforcée. Chaque jour qui passe accroît les risques et fragilise davantage des familles déjà éprouvées par le déplacement et la perte. Attendre n’est pas une option. Agir maintenant est une responsabilité collective pour préserver la vie, la dignité et l’avenir de milliers d’enfants et de familles déracinées.
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Histoire
23 décembre 2025
Burundi célèbre la Journée Internationale des Personnes Handicapées : un plaidoyer renouvelé pour des sociétés inclusives et durables
“[...]le Gouvernement, les associations ainsi que vous tous devons faire de notre mieux pour que le groupe de ces personnes vulnérables soit pris en charge davantage, et soigneusement intégré dans les instances décisionnelles, chacun selon ses capacités. Ainsi, eux aussi pourront contribuer à l’unité dans le développement de notre pays.” dixit le Ministre ayant le Travail, la Fonction Publique et la Sécurité Sociale dans ses attributions, Lt General de Police Gabriel NIZIGAMA lors de la célébration nationale de la Journée Internationale des Personnes Handicapées au Burundi édition 2025.Placé cette année sous le haut patronage de Son Excellence le Président de la République du Burundi, par le biais du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale, en collaboration avec le Système des Nations Unies, l’événement s’est déroulé au Centre AKAMURI ce 23 décembre 2025 et a rassemblé un vaste public composé de représentants du Gouvernement, du corps diplomatique, d’agences des Nations unies, d’organisations de personnes handicapées, et de la société civile. La journée a débuté par une visite guidée du Centre AKAMURI, structure d’accueil et de réhabilitation qui accompagne au quotidien des enfants et adultes en situation de handicap intellectuel. Les invités ont pu observer diverses activités socio-éducatives et échanger avec des bénéficiaires sur leurs besoins, leurs progrès et leurs ambitions. Une pièce de théâtre, jouée par de jeunes artistes, est venue illustrer avec sensibilité la réalité de l’exclusion et la puissance de l’entraide, laissant dans l’audience une empreinte autant artistique que sociale.Dans son allocution, la représentante de la Confédération des Réseaux d’Organisations des Personnes Handicapées du Burundi (CORPHB), Mme Constance KATIHABWA, a livré un message poignant, chaleureusement salué par l’audience. Elle a exprimé reconnaissance, mais aussi des attentes concrètes envers les autorités, notamment pour une meilleure application de la loi de 2018 contre la discrimination, l’intégration accrue des personnes handicapées dans les instances décisionnelles, la mise en place de quotas d’emploi au sein de l’administration publique, ainsi qu’un investissement renforcé dans l’éducation inclusive. “Nous demandons qu’au moment de la planification et de la mise en œuvre de leurs projets, on tienne compte de la façon dont les personnes handicapées seront également impliquées dans leurs activités. Par exemple, qu’il s’agisse de la promotion des personnes, de la santé, de l’éducation, des problèmes des réfugiés, ou du soutien aux femmes dans leurs responsabilités. Il faut se rappeler que cette catégorie de personnes handicapées a besoin de mesures spécifiques afin qu’elle puisse y avoir une équité et une égalité des chances avec les autres.” ajoute-t-elle. Au nom du Système des Nations Unies, le représentant de la Coordinatrice Résidente, M. Taifourou DIALLO, a insisté sur la portée mondiale et nationale du thème 2025: “... l’inclusion n’est pas seulement un principe moral, mais un droit fondamental et un levier incontournable pour bâtir des sociétés plus justes, plus résilientes et plus prospères.” Il poursuit en disant : “Les personnes en situation de handicap sont des actrices essentielles du progrès social. Leur créativité et leur leadership contribuent à renforcer la préparation aux catastrophes, à promouvoir l’inclusion dans l’éducation et l’emploi, et à orienter les actions humanitaires vers une meilleure protection des plus vulnérables.”Il a rappelé les progrès accomplis entre 2019 et 2024 dans l’accessibilité des services, le renforcement des cadres juridiques et la participation renforcée des personnes vivant avec handicap aux processus décisionnels, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts pour lever les obstacles persistants : discriminations, pauvreté, infrastructures inaccessibles. Au cours de la cérémonie, des appuis matériels ont été remis à plusieurs bénéficiaires, dont Mme Virginie MINANI, une femme en situation de handicap ayant reçu une paire de béquilles et un kit de dignité. Son témoignage, chargé d’émotion, a rappelé que l’inclusion prend tout son sens lorsqu’elle se traduit dans la vie réelle :
“Cette journée change ma vie, j’imaginais que je mourrais utilisant un simple bâton pour me déplacer, jamais je n’aurais imaginé tenir des béquilles pareilles, je pensais que c’était réservé aux plus aisés et voilà qu’aujourd’hui j’en ai reçu, je rends grâce à Dieu pour ce changement qui éclaire mon chemin !” a-t-elle déclaré.Son histoire illustre l’impact concret de cette célébration – au-delà des discours, ce sont des pas nouveaux rendus possibles, une dignité restaurée, et une confiance renouvelée. L’appui du Système des Nations Unies, conjugué à l’engagement du Gouvernement, démontre que la collaboration peut transformer des vies et faire émerger des changements tangibles dans le quotidien des personnes handicapées.De son côté, le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale est revenu sur l’importance du changement de mentalité et du principe de ne laisser personne en marge du progrès et promouvoir un leadership social collectif. ”[...] Personne ne peut ignorer qu’en ces années, il y a beaucoup de catastrophes liées au changement climatique. Cela exige que chacun, où qu’il soit, soit un leader accompli, que les personnes handicapées ne soient pas laissées pour compte, et que les mesures et plans adoptés soient dans l’intérêt de tous les Burundais, qu’ils soient utiles pour nous, sans qu’aucun groupe ne soit abandonné.” En refermant cette célébration, le Burundi réaffirme que l’inclusion ne relève ni d’un slogan ni d’un geste symbolique, mais d’un droit fondamental et d’un moteur essentiel au développement national. Les engagements exprimés et l’énergie collective portée au Centre AKAMURI ce 23 décembre 2025 traduisent la volonté de bâtir une société où chaque citoyen trouve sa place, sans barrières ni discriminations.Le Système des Nations Unies a renouvelé à cette occasion son engagement à accompagner le Gouvernement du Burundi dans le développement de programmes favorisant l’emploi, l’autonomisation socio-économique et la participation décisionnelle des personnes handicapées, dans l’esprit de la vision de 2040 et 2060. Au-delà des mots forts des discours, les engagements formulés ce jour laissent entrevoir une dynamique porteuse d’optimisme : poursuite du soutien public au développement inclusif, volonté de renforcer les cadres institutionnels, collaboration accrue avec l’ONU et les organisations locales, et perspective d’étendre l’éducation inclusive dans le pays.
“Cette journée change ma vie, j’imaginais que je mourrais utilisant un simple bâton pour me déplacer, jamais je n’aurais imaginé tenir des béquilles pareilles, je pensais que c’était réservé aux plus aisés et voilà qu’aujourd’hui j’en ai reçu, je rends grâce à Dieu pour ce changement qui éclaire mon chemin !” a-t-elle déclaré.Son histoire illustre l’impact concret de cette célébration – au-delà des discours, ce sont des pas nouveaux rendus possibles, une dignité restaurée, et une confiance renouvelée. L’appui du Système des Nations Unies, conjugué à l’engagement du Gouvernement, démontre que la collaboration peut transformer des vies et faire émerger des changements tangibles dans le quotidien des personnes handicapées.De son côté, le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale est revenu sur l’importance du changement de mentalité et du principe de ne laisser personne en marge du progrès et promouvoir un leadership social collectif. ”[...] Personne ne peut ignorer qu’en ces années, il y a beaucoup de catastrophes liées au changement climatique. Cela exige que chacun, où qu’il soit, soit un leader accompli, que les personnes handicapées ne soient pas laissées pour compte, et que les mesures et plans adoptés soient dans l’intérêt de tous les Burundais, qu’ils soient utiles pour nous, sans qu’aucun groupe ne soit abandonné.” En refermant cette célébration, le Burundi réaffirme que l’inclusion ne relève ni d’un slogan ni d’un geste symbolique, mais d’un droit fondamental et d’un moteur essentiel au développement national. Les engagements exprimés et l’énergie collective portée au Centre AKAMURI ce 23 décembre 2025 traduisent la volonté de bâtir une société où chaque citoyen trouve sa place, sans barrières ni discriminations.Le Système des Nations Unies a renouvelé à cette occasion son engagement à accompagner le Gouvernement du Burundi dans le développement de programmes favorisant l’emploi, l’autonomisation socio-économique et la participation décisionnelle des personnes handicapées, dans l’esprit de la vision de 2040 et 2060. Au-delà des mots forts des discours, les engagements formulés ce jour laissent entrevoir une dynamique porteuse d’optimisme : poursuite du soutien public au développement inclusif, volonté de renforcer les cadres institutionnels, collaboration accrue avec l’ONU et les organisations locales, et perspective d’étendre l’éducation inclusive dans le pays.
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Communiqué de presse
05 janvier 2026
UN Emergency Fund allocates US$3.5 million to ramp up refugee response in Burundi
“This timely and much-needed CERF funding will enable humanitarian partners in Burundi to rapidly scale up life-saving assistance for newly arrived refugees, stabilise overstretched reception areas, and respond immediately to the most urgent needs,” said Ms. Violet Kakyomya, the United Nations Resident Coordinator in Burundi.More than 100,000 forcibly displaced persons including about 90.000 Congolese refugees and 10.000 Burundian refugees are now estimated to have fled to Burundi since 5 December, following escalating violence in South Kivu, according to– UNHCR, as of 3rd January 2026. Arrivals through multiple entry points continue, underscoring a rapidly deteriorating situation and the urgent need to scale up humanitarian assistance.Refugees are arriving exhausted and, in some cases injured, and in urgent need of support. While commending the leadership and decision of the Government of Burundi to open it’s frontiers to refugees, grant prima facie status and relocate safely the refugees, the lifesaving assistance is much needed.“While this allocation is critical to kick-start immediate life-saving assistance, additional resources are urgently required to close gaps in shelter, health, food, safe water, sanitation and hygiene, and protection services, and to scale up cholera and other disease response efforts,” Ms. Kakyomya added.The CERF funding will support humanitarian response activities in Busuma Refugee Camp, a newly established site in eastern Burundi, set up in December, to host thousands of refugees fleeing violence in the DRC. The camp faces urgent needs in water, shelter, food, and health services, with a recent cholera outbreak underscoring the critical living conditions and public health challenges on the ground.On 17 December, the Government of Burundi declared a state of emergency and, together with UN agencies, launched a Joint UN Response Plan and Flash Appeal to address the growing influx of refugees. The UN Refugee Agency has launched a US$47.2 million appeal to assist 500,000 internally displaced people in the DRC and up to 166,000 refugees expected in Burundi, Rwanda, and other neighbouring countries over the next four months.
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Communiqué de presse
04 novembre 2025
Le Burundi accueille la 21ᵉ Réunion stratégique régionale sur les risques liés aux matières dangereuses chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (NRBC)
L’engagement du Burundi et de ses partenaires Du 4 au 6 novembre, le Gouvernement du Burundi a accueilli à Bujumbura la 21ᵉ Réunion stratégique régionale réunissant onze pays d’Afrique centrale et orientale. Cette rencontre visait à partager les expériences nationales sur la gestion des risques liés aux substances chimiques, aux maladies et aux matières radioactives, ainsi qu’à renforcer la coopération régionale dans ce domaine. L’événement a été organisé dans le cadre de l’Initiative des Centres d’Excellence de l’Union européenne pour l’atténuation des risques NRBC (EU CBRN CoE), à laquelle le Burundi a adhéré comme pays partenaire en 2013. Financée par l’Union européenne, depuis sa création en 2010 cette initiative soutient les pays partenaires dans le renforcement de la coordination, le renforcement des capacités et l’élaboration de politiques visant à réduire les risques liés aux matières dangereuses. Sa mise en œuvre est appuyée par l’Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI). Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Syldie MANIREREKANA, Assistant du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au Développement, a souligné l’engagement du Burundi à œuvrer pour une Afrique centrale et orientale plus sûre, plus résiliente et plus solidaire, capable de prévenir les crises liées aux matériaux dangereuses plutôt que de les subir. La Délégation de l’Union européenne au Burundi était représentée par Mme Laure DREGE, Cheffe de la coopération par intérim, qui a rappelé que la sécurité NRBC dans la région contribue directement à la sécurité et à la prospérité mondiale. Elle a insisté sur le caractère partenarial et collaboratif de l’appui de l’Union européenne, fondé sur le respect mutuel, l’apprentissage partagé et la recherche conjointe de solutions. Mme Clara ANYANGWE, Représentante résidente d’ONU Femmes, s’exprimant au nom de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies pour le Burundi, a salué l’esprit de collaboration et de proactivité incarné par l’Initiative CBRN CoE de l’Union européenne face à la complexité croissante des menaces NRBC dans un monde en constante évolution. Elle a également indiqué que le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable du Burundi comprend plusieurs points de convergence avec les priorités du NRBC.Les discussions lors de la réunion ont également porté sur l’impact des projets régionaux financés par l’Union européenne, qui visent notamment la gestion sûre des déchets chimiques, le renforcement de la biosécurité et de la sûreté biologique, la formation et la préparation des premiers intervenants, ainsi que la fourniture d’équipements techniques spécialisés aux pays partenaires. Les échanges interactifs ont permis d’identifier les priorités régionales, d’évaluer les défis rencontrés et de formuler des pistes de collaboration future. Un partenariat solide entre le Burundi, l’Union européenne et les Nations uniesEn amont de la réunion, le Gouvernement du Burundi a reçu le Bureau régional pour l’Afrique centrale et orientale de l’Initiative CBRN CoE de l’Union européenne, pour réaffirmer le partenariat de longue date entre le Burundi et l’Initiative. Le Secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au Développement, M. Ferdinand BASHIKAKO, a rencontré le Directeur du Bureau régional, M. James CHUMBA, et son équipe. M. Bashikako a mis en avant le défi majeur que les risques NRBC restent méconnus, qui peut exposer les populations à des dangers involontaires. La Protection civile en première ligne La Protection Civile du Burundi est le principal bénéficiaire des équipements techniques NRBC fournis par l’Union européenne. Deux de ses cadres suivent actuellement le programme de master en gestion NRBC développé grâce à l’Initiative CBRN CoE de l’UE, en partenariat avec des universités du Maroc et de la France. Le Général de Brigade de Police Célestin NIBONA BONANSIZE, Assistant du ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, a exprimé la gratitude du Gouvernement burundais pour les appuis fournis par l’Union européenne, qui contribuent au renforcement des capacités nationales face aux risques d’accidents et d’incidents impliquant des matières dangereuses. L’Initiative CBRN CoE de l’Union européenne œuvre à la création d’un monde plus sûr et plus résilient à travers la coopération avec 63 pays partenaires, dont 28 en Afrique, répartis dans huit régions du monde. Les réseaux régionaux d’experts jouent un rôle central dans la définition et la mise en œuvre de formations ciblées visant à renforcer la réduction des risques NRBC. Lancée en 2010, l’Initiative, mise en œuvre conjointement par la Commission européenne et l’UNICRI, vise à renforcer les capacités nationales pour prévenir, se préparer, répondre et se relever des incidents NRBC. Cette année marque le 15ᵉ anniversaire de l’Initiative CBRN CoE, témoignant de l’engagement commun de l’Union européenne, des Nations Unies et des pays partenaires à œuvrer ensemble pour rendre le monde plus sûr. Pour plus d’informations : https://cbrn-risk-mitigation.network.europa.eu
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Communiqué de presse
01 novembre 2025
Remise d’un don aux réfugiés congolais au Burundi par le HCR et la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi
La cérémonie s’est déroulée en présence de Madame Brigitte Mukanga Eno, Représentante du HCR au Burundi, qui a salué cette initiative :« Cette assistance arrive à point nommé, alors que l’aide humanitaire destinée aux réfugiés, tant au niveau mondial qu’au Burundi, connaît une baisse significative. Elle permettra de compléter l’assistance alimentaire fournie par le PAM durant les deux prochains mois. » Le don remis aujourd’hui représente un premier lot de 472 tonnes de vivres, comprenant de la farine de maïs et de soja, des haricots, du riz, de l’huile, du sucre et du sel. Ce don a été financé par la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi et le Fonds National des Réparations des Victimes de Violences Sexuelles liées aux Conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité (FONAREV). La distribution a été assurée par African Initiatives for Relief and Development (AIRD), partenaire du HCR au Burundi.Madame Katty Emilie Massoulis a exprimé l’engagement de la Fondation :« Nous avons été profondément interpellés par la situation de nos compatriotes déplacés par le conflit. C’est avec émotion et solidarité que nous apportons notre contribution pour les soutenir durant cette période difficile. » Ce don fait suite à une première assistance octroyée par la Fondation et le FONAREV en avril 2025, composée d’articles alimentaires et non alimentaires et d’appui aux secteurs de la Protection, la Santé et l’Autonomisation, destinée à couvrir les besoins des réfugiés sur une période de six mois. Le HCR assure actuellement la protection et l’assistance de plus de 110 000 réfugiés et demandeurs d’asile au Burundi, répartis dans cinq camps, un site de réfugiés et plusieurs zones urbaines, dont 20 000 réfugiés sur le site de Musenyi.À propos du HCRLe HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est mandaté pour protéger les réfugiés, les personnes déplacées internes et les apatrides, et pour rechercher des solutions durables à leurs situations.Pour plus d’information, contacter :Pour la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi : Jérémie Lebughe, jeremie.lebughe@fondationdnt.org Pour le HCR: Bernard Ntwari, ntwarib@unhcr.org; +257 79918902
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Communiqué de presse
24 octobre 2025
Journée des Nations Unies : Message du Secrétaire Général de l'ONU
Ce ne sont pas seulement les premiers mots de la Charte des Nations Unies. Ces mots définissent qui nous sommes. L’ONU est plus qu’une institution. C’est une promesse vivante, qui transcende les frontières, jette des ponts entre les continents et constitue une source d’inspiration pour toutes les générations. Voilà quatre-vingts ans qu’ensemble, nous nous employons à forger la paix, à lutter contre la pauvreté et la faim, à promouvoir les droits humains et à bâtir un monde plus durable. Les défis qui se présentent devant nous sont formidables : montée des conflits, chaos climatique, emballement technologique, menaces contre le tissu même de notre institution. L’heure n’est pas à la timidité ou au repli. Aujourd’hui plus que jamais, le monde doit réaffirmer sa détermination à résoudre les problèmes que nul pays ne peut régler seul. En cette Journée des Nations Unies, soyons unis et réalisons l’extraordinaire promesse de vos Nations Unies. Montrons au monde ce qu’il est possible de faire lorsque « nous, peuples des Nations Unies » choisissons d’agir ensemble. ***
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Communiqué de presse
23 octobre 2025
L’UE et le HCR lancent un projet pour des solutions durables au bénéfice des réfugiés et des communautés d’accueil au Burundi
Pour la Représentante du HCR au Burundi Mme Brigitte Mukanga Eno, « Ce projet renforcera la résilience multidimensionnelle des réfugiés congolais au Burundi ainsi que celle des communautés d’accueil, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes vulnérables, dans un environnement plus sûr, plus inclusif et plus sain ». Le projet vise notamment à :Améliorer durablement l’accès aux services de base pour les réfugiés congolais du site de Musenyi et pour les communautés d’accueil : soins de santé primaires et secondaires, eau, hygiène et assainissement (EHA).Fournir des abris durables aux ménages réfugiés vulnérables et renforcer les mécanismes de protection.Soutenir les moyens de subsistance et l’autonomisation économique, en particulier pour les femmes et les personnes à besoins spécifiques notamment les personnes âgées ou vivant avec handicap. « L’Union européenne est fière de soutenir, aux côtés du HCR, des solutions durables qui conjuguent protection, accès aux services essentiels et autonomisation économique. À Musenyi et dans les environs, notre objectif est clair : améliorer concrètement la vie des personnes réfugiées et de leurs hôtes, en renforçant la cohésion sociale et la résilience locale. » a déclaré S.E. Mme Elisabetta Pietrobon, Ambassadrice de l’UE au Burundi. ContexteAu Burundi, le HCR assure la protection et l’assistance de plus de 110 000 réfugiés et demandeurs d’asile, répartis entre cinq camps, un site de réfugiés et des zones urbaines, dont environ 20 000 personnes sur le site de Musenyi.À propos de l’Union européenneL’Union européenne et ses États membres font partie des premiers donateurs d’aide humanitaire au monde. Au Burundi, l’UE soutient l’assistance aux populations réfugiés et déplacées, à travers des actions en faveur de la protection, de l’accès aux services essentiels, de la résilience et du développement durable, en partenariat avec les agences onusiennes, les autorités et la société civile. À propos du HCRLe HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est mandaté pour protéger les réfugiés, les personnes déplacées internes et les apatrides, et pour rechercher des solutions durables à leurs situations. Contacts presseDélégation de l’Union européenne au BurundiTony Nsabimana, tony.nsabimana@eeas.europa.eu, +257 22202254 Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Burundi Aline Irakarama, irakaram@unhcr.org; +257 71869340Amina Bouarour,bouarour@unhcr.org; +257 71459459Bernard Ntwari, ntwarib@unhcr.org; +257 79918902
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