Histoire
30 avril 2026
Protection sociale au Burundi : de l’urgence à des solutions durables pour les ménages vulnérables
Au Burundi, de nombreuses familles sont confrontées aux chocs climatiques et aux pressions économiques qui compromettent leur accès à la nourriture et aux services essentiels. Pour y répondre, le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, met en œuvre des actions à la fois immédiates et durables afin de protéger les populations vulnérables.Dans la province de Ngozi, Godeliève Akimana attend son tour, son bébé dans les bras, pour recevoir une aide en espèces. Comme beaucoup d’autres ménages, elle bénéficie du projet de protection sociale d’urgence Merankabandi II, piloté par le Gouvernement et financé par la Banque mondiale, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) et de ses partenaires.« J’utiliserai une partie de cette aide pour réparer ma maison et m’assurer que mes enfants mangent à leur faim », explique-t-elle.Godeliève fait partie des ménages soutenus à travers Merankabandi II, un programme de protection sociale d’urgence piloté par le Gouvernement et financé par la Banque mondiale, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) et de ses partenaires.À Ngozi, dans le cadre de ce programme, environ 6 000 ménages ont reçu une aide en espèces pour faire face à la période de soudure, lorsque l’accès à la nourriture devient le plus difficile.Pour faire face rapidement aux effets des crises climatiques et économiques, une composante d’urgence a été activée au sein de Merankabandi II. Elle a permis d’apporter un soutien immédiat aux familles les plus vulnérables au moment où les besoins étaient les plus pressants. Avec l’appui du PAM pour identifier les bénéficiaires, assurer le suivi et organiser la distribution, cette réponse a permis d’agir rapidement et d’apporter un soutien concret aux familles.Au-delà de Ngozi, cette approche a permis de soutenir jusqu’à 50 000 ménages vulnérables à travers plusieurs provinces du pays, contribuant à protéger des milliers de familles dans des moments critiques.Parallèlement, près de 8 000 ménages réfugiés ont également bénéficié d’un appui similaire. Cette aide leur a permis de répondre à leurs besoins essentiels, tout en renforçant leur capacité à faire face aux difficultés et en facilitant leur intégration progressive dans le système national de protection sociale.Cette assistance ne s’est pas limitée à une réponse immédiate. Elle a aussi contribué à stabiliser la situation économique des ménages et à éviter une dégradation plus importante de leurs conditions de vie. Mais l’ambition du Burundi va au-delà : renforcer un système de protection sociale capable de mieux identifier et soutenir les populations vulnérables sur le long terme.Au cœur de cette évolution se trouve le Registre Social Unique (RSU). Cet outil permet d’identifier plus efficacement les ménages vulnérables et de mieux coordonner les différentes interventions. À terme, il contribuera à une réponse plus cohérente et plus inclusive, y compris pour les populations réfugiées.Des progrès importants ont déjà été réalisés, même si certains défis persistent, notamment en matière de capacités institutionnelles et de systèmes de gestion.À travers ces efforts, le Burundi pose les bases d’un système de protection sociale plus solide, capable de répondre aux crises tout en soutenant durablement les communautés.Pour Godeliève et ses enfants, l’aide reçue a été essentielle. Elle leur a permis de faire face à l’urgence, tout en ouvrant la voie à un quotidien plus stable, comme pour des milliers d’autres familles à travers le pays.