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30 avril 2026
Protection sociale au Burundi : de l’urgence à des solutions durables pour les ménages vulnérables
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30 avril 2026
Une synergie humanitaire pour l’autonomisation des réfugiés urbains
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29 avril 2026
À Bwagiriza, des associations redonnent espoir et dignité aux réfugiés et à la communauté hôte
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Les objectifs de développement durable au Burundi
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Burundi:
Histoire
30 avril 2026
Protection sociale au Burundi : de l’urgence à des solutions durables pour les ménages vulnérables
Au Burundi, de nombreuses familles sont confrontées aux chocs climatiques et aux pressions économiques qui compromettent leur accès à la nourriture et aux services essentiels. Pour y répondre, le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, met en œuvre des actions à la fois immédiates et durables afin de protéger les populations vulnérables.Dans la province de Ngozi, Godeliève Akimana attend son tour, son bébé dans les bras, pour recevoir une aide en espèces. Comme beaucoup d’autres ménages, elle bénéficie du projet de protection sociale d’urgence Merankabandi II, piloté par le Gouvernement et financé par la Banque mondiale, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) et de ses partenaires.« J’utiliserai une partie de cette aide pour réparer ma maison et m’assurer que mes enfants mangent à leur faim », explique-t-elle.Godeliève fait partie des ménages soutenus à travers Merankabandi II, un programme de protection sociale d’urgence piloté par le Gouvernement et financé par la Banque mondiale, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM) et de ses partenaires.À Ngozi, dans le cadre de ce programme, environ 6 000 ménages ont reçu une aide en espèces pour faire face à la période de soudure, lorsque l’accès à la nourriture devient le plus difficile.Pour faire face rapidement aux effets des crises climatiques et économiques, une composante d’urgence a été activée au sein de Merankabandi II. Elle a permis d’apporter un soutien immédiat aux familles les plus vulnérables au moment où les besoins étaient les plus pressants. Avec l’appui du PAM pour identifier les bénéficiaires, assurer le suivi et organiser la distribution, cette réponse a permis d’agir rapidement et d’apporter un soutien concret aux familles.Au-delà de Ngozi, cette approche a permis de soutenir jusqu’à 50 000 ménages vulnérables à travers plusieurs provinces du pays, contribuant à protéger des milliers de familles dans des moments critiques.Parallèlement, près de 8 000 ménages réfugiés ont également bénéficié d’un appui similaire. Cette aide leur a permis de répondre à leurs besoins essentiels, tout en renforçant leur capacité à faire face aux difficultés et en facilitant leur intégration progressive dans le système national de protection sociale.Cette assistance ne s’est pas limitée à une réponse immédiate. Elle a aussi contribué à stabiliser la situation économique des ménages et à éviter une dégradation plus importante de leurs conditions de vie. Mais l’ambition du Burundi va au-delà : renforcer un système de protection sociale capable de mieux identifier et soutenir les populations vulnérables sur le long terme.Au cœur de cette évolution se trouve le Registre Social Unique (RSU). Cet outil permet d’identifier plus efficacement les ménages vulnérables et de mieux coordonner les différentes interventions. À terme, il contribuera à une réponse plus cohérente et plus inclusive, y compris pour les populations réfugiées.Des progrès importants ont déjà été réalisés, même si certains défis persistent, notamment en matière de capacités institutionnelles et de systèmes de gestion.À travers ces efforts, le Burundi pose les bases d’un système de protection sociale plus solide, capable de répondre aux crises tout en soutenant durablement les communautés.Pour Godeliève et ses enfants, l’aide reçue a été essentielle. Elle leur a permis de faire face à l’urgence, tout en ouvrant la voie à un quotidien plus stable, comme pour des milliers d’autres familles à travers le pays.
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Histoire
30 avril 2026
Une synergie humanitaire pour l’autonomisation des réfugiés urbains
Du mardi 28 au jeudi 30 avril 2026, une avancée importante a été réalisée dans le processus d’autonomisation des réfugiés urbains de Bujumbura et Rumonge, à travers la distribution d’équipements au profit de 114 bénéficiaires, dont 82 femmes et 32 hommes originaires de la République démocratique du Congo.Cette activité a débuté le 28 avril 2026 par une cérémonie de lancement organisée à Buringa, au siège d’un groupement de riziculteurs. L’événement s’est déroulé en présence de la Représentante de ONU Femmes, de la Représentante du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ainsi que du Directeur Pays du Service Jésuite aux Réfugiés pour le Burundi et la Tanzanie. La distribution s’est poursuivie le 29 avril à Bujumbura et le 30 avril à Rumonge. Cette initiative est le fruit d’une collaboration étroite entre ONU Femmes, le HCR et JRS, dans le cadre de leurs efforts conjoints visant à renforcer l’autonomisation économique des réfugiés urbains, particulièrement les femmes et les jeunes, à travers des activités génératrices de revenus durables.À Bujumbura, les équipements distribués étaient destinés aux secteurs de la riziculture, de la briqueterie, de la savonnerie et du secrétariat. Les bénéficiaires ont notamment reçu deux balances suspendues de 100 kg, un groupe électrogène, un mélangeur avec moteur diesel, une machine décortiqueuse H50, un moulin avec moteurs triphasés de 7.5 KVA, des pulvérisateurs, des palettes de séchage et de stockage (1.25m*1m), des bâches, des houes, des coupe-coupe ainsi qu’un réservoir d’eau de 1000 litres.Dans le domaine du secrétariat et des technologies, plusieurs équipements informatiques et de connectivité ont également été remis, notamment deux ordinateurs, une imprimante HP Laser Pro M135a, des routeurs TP-Link et Mikrotik, des switches D-Link, des panneaux réseaux CAT6, des connecteurs RJ45, des testeurs de câbles ainsi que du mobilier de bureau.À Rumonge, les équipements distribués étaient principalement destinés aux unités de savonnerie, huilerie et couture. Les bénéficiaires ont reçu quatre machines à coudre, une machine à broderie, une machine de surfilage, une machine Cornely, des bidons, une brouette, des machettes, une hache et divers outils techniques nécessaires au développement de leurs activités économiques. Selon Mr. Amadou Alhadji, Directeur Pays du JRS pour le Burundi et la Tanzanie, ce projet vise avant tout à transformer durablement les conditions de vie des bénéficiaires. « Je tiens à remercier ONU Femmes pour son appui technique et financier. Le projet vise avant tout à transformer les conditions de vie des bénéficiaires par le biais d’activités génératrices de revenus (AGR). L’objectif est de créer des emplois durables, particulièrement pour les jeunes et les femmes », a-t-il précisé.Il a également réitéré l’engagement de JRS à œuvrer aux côtés des autorités burundaises pour promouvoir l’autonomie des réfugiés.Pour Mme Clara Anyangwe, Représentante d’ONU Femmes au Burundi, cette initiative illustre l’importance de solutions inclusives et sensibles au genre. « Premièrement, je salue la résilience exemplaire de ces réfugiés urbains. Ensuite, l’organisation en groupements est un levier majeur pour surmonter les vulnérabilités socio-économiques. Cette remise d’équipements constitue un appui stratégique favorisant des solutions inclusives et sensibles au genre, tout en consolidant la cohésion sociale avec les communautés d'accueil », a-t-elle expliqué.Elle a également adressé ses remerciements aux autorités locales pour leur collaboration dans la mise en œuvre du projet.De son côté, la représentante du HCR au Burundi, Mme Brigitte Eno a salué l’hospitalité du Burundi envers les réfugiés ainsi que la portée de cette action solidaire. « Je me réjouis de participer à cette action solidaire. Je remercie ONU Femmes pour cette initiative et je salue l'hospitalité du gouvernement burundais, qui accueille actuellement plus de 200 000 réfugiés, majoritairement en provenance de la République démocratique du Congo. Je vous rappelle que le rôle du HCR reste centré sur la protection juridique, l'identité et la sécurité des personnes, afin de garantir que leurs activités économiques se déroulent dans un cadre stable et serein », a-t-elle déclaré.À travers cette action, ONU Femmes, le HCR et JRS réaffirment leur engagement commun à promouvoir des solutions durables pour les réfugiés urbains, en renforçant leur autonomie économique, leur dignité et leur intégration harmonieuse au sein des communautés d’accueil.
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Histoire
29 avril 2026
À Bwagiriza, des associations redonnent espoir et dignité aux réfugiés et à la communauté hôte
Miracle Plus : l’entrepreneuriat au service de la dignité.Au camp de réfugiés de Bwagiriza, dans l’est du Burundi, des initiatives portées par les réfugiés et la population locale contribuent activement à l’amélioration des conditions de vie, dans un contexte marqué par la diminution de l’assistance humanitaire en raison de la baisse des financements. Entre commerce, élevage et formation professionnelle, ces associations incarnent la résilience et la solidarité. Milindi Mugaruka, 43 ans, père de trois enfants, est réfugié congolais au camp de Bwagiriza. Depuis 2018, il préside l’association Miracle Plus, qui compte aujourd’hui onze membres.À sa création, l’association visait avant tout à faciliter l’accès des membres à des produits alimentaires de base – farine, légumes, condiments – sans devoir parcourir de longues distances.« Les débuts ont été très difficiles. Nous avons commencé uniquement grâce aux cotisations des membres, sans aucun soutien extérieur », se souvient Milindi. Avec le temps, Miracle Plus a pris de l’ampleur. L’association a diversifié ses activités et renforcé ses sources de revenus. Sept maisons ont été construites dans le camp et mises en location, permettant de générer des fonds réguliers. La petite boutique initiale s’est transformée en un commerce mieux approvisionné, proposant davantage d’articles.Pour faciliter les achats à l’extérieur du camp, l’association a également acquis une moto, indispensable pour s’approvisionner dans les villes voisines, voire plus éloignées.Ces revenus ont profondément changé le quotidien des membres. « Aujourd’hui, nous pouvons acheter de la nourriture et des vêtements pour nos enfants. C’est crucial, alors que la vie au camp devient de plus en plus difficile à cause de la réduction de l’aide humanitaire », explique Milindi.Au-delà de l’aspect financier, l’initiative a aussi un impact moral fort. « L’association nous permet de garder notre dignité », souligne-t-il.Chaque année, les bénéfices sont partagés entre les membres, tandis qu’une partie est épargnée au sein d’une association d’épargne et de crédit. À long terme, Miracle Plus ambitionne de transformer sa boutique en magasin de gros, afin d’approvisionner l’ensemble du camp en denrées alimentaires. Un projet qui nécessite toutefois des soutiens supplémentaires. Umuco : quand réfugiés et population hôte avancent ensembleAutre initiative porteuse d’espoir à Bwagiriza : l’association Umuco, qui regroupe à la fois des réfugiés et des membres de la population hôte. En kirundi, Umuco signifie « lumière », un nom qui reflète bien l’esprit du projet.Grâce à l’appui du HCR, via son partenaire World Vision, l’association a bénéficié d’un don de 200 poules pondeuses, ainsi que d’aliments et de médicaments vétérinaires.« Il ne s’agit pas de poules de chair, mais de pondeuses. Nous vendons les œufs », explique Nahinkuye Sylvana, présidente de l’association, âgée d’une trentaine d’années.Un œuf est vendu à 1 200 francs burundais. Même lorsque les ventes sont faibles, l’activité permet à l’association de générer environ 120 000 BIF par mois. Cet argent sert à payer la main-d’œuvre agricole, à nourrir les poules et à couvrir les frais vétérinaires. Le reste contribue aux besoins essentiels des familles.Dans un contexte de diminution de l’assistance humanitaire, ces revenus deviennent vitaux. « Cela nous aide pour l’achat des vêtements des enfants et le paiement des frais scolaires », précise Sylvana.L’impact est également nutritionnel : la consommation régulière d’œufs améliore la santé des ménages et favorise la croissance des enfants.Mais pour la présidente d’Umuco, l’un des principaux acquis reste la coexistence pacifique :« Ce projet est un véritable vecteur d’unification. Il n’y a aucune ségrégation entre réfugiés et population locale. Nos relations sont excellentes », conclut-elle. Former les jeunes pour un avenir meilleurAu camp de Bwagiriza, l’autonomisation passe aussi par la formation professionnelle. Kyiza Byaombe, 31 ans, père de trois enfants et réfugié congolais, est coiffeur de métier. Il a créé l’Association de Jeunes Coiffeurs pour la Formation et le Développement Intégral Victoire (AJFDI‑Victoire).L’association compte dix membres, dont quatre filles et six garçons. Elle est née à la suite d’une formation suivie par Kyiza grâce au projet d’autonomisation financé par le HCR et mis en œuvre par le Jesuit Refugee Service (JRS). « Après la formation, j’ai obtenu un travail rémunéré qui m’a permis de poser les bases de cette association. Nous ne gagnons pas beaucoup, mais cela occupe les jeunes et leur permet de vivre honnêtement », explique-t-il.Au-delà des revenus modestes, l’initiative offre aux jeunes une alternative à l’oisiveté et renforce leur autonomie économique.
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Histoire
26 avril 2026
Retour progressif des réfugiés, entre espoir et défis de réintégration
Le rapatriement des réfugiés burundais se poursuit à un rythme soutenu. Chaque semaine, des convois ramènent au moins 5 000 Burundais des camps de réfugiés en Tanzanie. Des retours sont également enregistrés en provenance du Rwanda et du Kenya, sous l’appui du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).Jusqu’à récemment, les convois en provenance de la Tanzanie étaient accueillis dans les centres de transit de Nyabitare, dans la province de Buhumuza, et de Gitara, dans la province de Burunga. Désormais, les réfugiés sont reçus directement aux chefs-lieux des anciennes provinces, marquant une nouvelle étape dans l’organisation du processus de rapatriement.Parmi les rapatriés figure Rwasa Bosco, 74 ans, qui rentre au pays après dix années d’exil passées au camp de Nduta, en Tanzanie. Il est accompagné de son épouse, Marie, 66 ans, et de leur fille cadette Furaha, âgée de 18 ans. Le convoi qui les ramène est arrivé au centre de transit de Nyabitare.« Nous sommes très contents de rentrer. Désormais, nous sommes dans notre pays natal », confie Bosco, visiblement ému. Originaire de Muyinga, Bosco avait quitté le Burundi en 2015. Ce n’était toutefois pas sa première expérience en Tanzanie : il y avait déjà travaillé comme saisonnier dès 1984. Il a ensuite vécu pendant de nombreuses années dans les villages de la région de Kagera, où, selon lui, la cohabitation avec les communautés tanzaniennes s’est déroulée dans un climat généralement harmonieux.« Mes enfants se sont même mariés avec des citoyens tanzaniens. Mais chaque fois, on nous rappelait que nous étions des étrangers. On nous disait : nous vous donnons la terre à cultiver, mais pas le pays », relate-t-il. Malgré cette réalité, Bosco reconnaît avoir été bien traité par ses voisins : « Ils nous rendaient souvent visite et restaient attachés à de bonnes relations. »Pour Marie, le retour est toutefois empreint d’amertume. « Ce qui nous fend le cœur, c’est de laisser nos enfants et petits-enfants en Tanzanie. Ils ont fondé des familles là-bas et les enfants issus de mariages mixtes ne quittent pas le pays », déplore-t-elle.Du côté des autorités humanitaires, le HCR appelle à un soutien renforcé. « Nous demandons à nos partenaires financiers de soutenir le rapatriement volontaire en cours. Il s’agit d’une solution durable idéale lorsqu’elle est accompagnée d’une bonne réintégration. Rien n’a plus de valeur que de retrouver son pays, sa famille et sa propriété », souligne Brigitte Mukanga-Eno, représentante du HCR au Burundi.Après leur passage au centre de transit, Bosco et sa famille ont rejoint la commune de Mushiha, dans la province de Buhumuza. Ils espèrent bénéficier d’une assistance adaptée à leur vulnérabilité, à l’image de celle reçue au camp de Nduta.« Nous demandons aux autorités burundaises de nous assister. Nous sommes âgés, mais nous sommes revenus avec nos enfants, Taifa ya Kesho, le Burundi de demain », plaide Bosco, en brandissant un livret d’assistance des personnes âgées de l’organisation HelpAge. Il souhaite que le soutien accordé au retour soit à la hauteur, voire supérieur, à celui reçu pendant l’exil.Depuis le lancement du rapatriement volontaire en 2017, le HCR a accompagné plus de 340 000 réfugiés burundais dans leur retour au pays, dont près de 250 000 en provenance de la Tanzanie, dans des conditions visant à garantir la dignité et la sécurité.
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Histoire
23 avril 2026
Le HCR et le Gouvernement du Burundi commencent le rapatriement volontaire assisté des réfugiés congolais de la RDC du site de réfugiés de Busuma en province de Bumumuza
Ce 23 avril 2026, un premier convoi de retour volontaire de réfugiés congolais installés sur le site de Busuma en commune Ruyigi, Province de Buhumuza a été organisé dans le cadre des accords existants entre les gouvernements du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC), en coordination avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). « Le HCR respecte le droit des réfugiés de retourner dans leur pays et accompagne ceux qui expriment une volonté claire de retour, en veillant à ce que ces décisions soient volontaires, prises en sécurité et dans la dignité. », a déclaré Madame Brigitte Mukanga-Eno, Représentante du HCR au Burundi.Les retours s’inscrivent dans le cadre des accords entre les deux gouvernements, permettant aux réfugiés qui le souhaitent de rentrer volontairement dans leur pays d’origine.Près de 20 000 réfugiés se sont inscrits pour le rapatriement dans leur pays d’origine. Au départ du site, le HCR leur accorde une aide financière afin de les aider à mieux préparer leur voyage. À leur arrivée en RDC, un appui est également prévu pour soutenir leur réintégration, ainsi que la poursuite des services de protection visant à répondre à leurs besoins spécifiques. Le site de Busuma abrite à lui seul plus de 66 000 réfugiés congolais depuis le début de cette année à la suite de l’intensification des combats à Uvira et dans les zones environnantes. Le HCR renouvelle son appel à un financement accru et flexible, dans un contexte où les ressources disponibles à ce jour restent limitées, afin de soutenir les réfugiés qui optent pour le retour volontaire, ainsi que d’assurer la poursuite des activités de protection et d’assistance en faveur de tous ceux qui demeurent au Burundi.Au Burundi, le HCR et ses partenaires fournissent des services de protection et d’assistance à plus de 190 000 réfugiés, accueillis dans cinq camps, deux sites, deux centres de transit et en milieu urbain.
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Communiqué de presse
05 janvier 2026
UN Emergency Fund allocates US$3.5 million to ramp up refugee response in Burundi
“This timely and much-needed CERF funding will enable humanitarian partners in Burundi to rapidly scale up life-saving assistance for newly arrived refugees, stabilise overstretched reception areas, and respond immediately to the most urgent needs,” said Ms. Violet Kakyomya, the United Nations Resident Coordinator in Burundi.More than 100,000 forcibly displaced persons including about 90.000 Congolese refugees and 10.000 Burundian refugees are now estimated to have fled to Burundi since 5 December, following escalating violence in South Kivu, according to– UNHCR, as of 3rd January 2026. Arrivals through multiple entry points continue, underscoring a rapidly deteriorating situation and the urgent need to scale up humanitarian assistance.Refugees are arriving exhausted and, in some cases injured, and in urgent need of support. While commending the leadership and decision of the Government of Burundi to open it’s frontiers to refugees, grant prima facie status and relocate safely the refugees, the lifesaving assistance is much needed.“While this allocation is critical to kick-start immediate life-saving assistance, additional resources are urgently required to close gaps in shelter, health, food, safe water, sanitation and hygiene, and protection services, and to scale up cholera and other disease response efforts,” Ms. Kakyomya added.The CERF funding will support humanitarian response activities in Busuma Refugee Camp, a newly established site in eastern Burundi, set up in December, to host thousands of refugees fleeing violence in the DRC. The camp faces urgent needs in water, shelter, food, and health services, with a recent cholera outbreak underscoring the critical living conditions and public health challenges on the ground.On 17 December, the Government of Burundi declared a state of emergency and, together with UN agencies, launched a Joint UN Response Plan and Flash Appeal to address the growing influx of refugees. The UN Refugee Agency has launched a US$47.2 million appeal to assist 500,000 internally displaced people in the DRC and up to 166,000 refugees expected in Burundi, Rwanda, and other neighbouring countries over the next four months.
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Communiqué de presse
04 novembre 2025
Le Burundi accueille la 21ᵉ Réunion stratégique régionale sur les risques liés aux matières dangereuses chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (NRBC)
L’engagement du Burundi et de ses partenaires Du 4 au 6 novembre, le Gouvernement du Burundi a accueilli à Bujumbura la 21ᵉ Réunion stratégique régionale réunissant onze pays d’Afrique centrale et orientale. Cette rencontre visait à partager les expériences nationales sur la gestion des risques liés aux substances chimiques, aux maladies et aux matières radioactives, ainsi qu’à renforcer la coopération régionale dans ce domaine. L’événement a été organisé dans le cadre de l’Initiative des Centres d’Excellence de l’Union européenne pour l’atténuation des risques NRBC (EU CBRN CoE), à laquelle le Burundi a adhéré comme pays partenaire en 2013. Financée par l’Union européenne, depuis sa création en 2010 cette initiative soutient les pays partenaires dans le renforcement de la coordination, le renforcement des capacités et l’élaboration de politiques visant à réduire les risques liés aux matières dangereuses. Sa mise en œuvre est appuyée par l’Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI). Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Syldie MANIREREKANA, Assistant du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au Développement, a souligné l’engagement du Burundi à œuvrer pour une Afrique centrale et orientale plus sûre, plus résiliente et plus solidaire, capable de prévenir les crises liées aux matériaux dangereuses plutôt que de les subir. La Délégation de l’Union européenne au Burundi était représentée par Mme Laure DREGE, Cheffe de la coopération par intérim, qui a rappelé que la sécurité NRBC dans la région contribue directement à la sécurité et à la prospérité mondiale. Elle a insisté sur le caractère partenarial et collaboratif de l’appui de l’Union européenne, fondé sur le respect mutuel, l’apprentissage partagé et la recherche conjointe de solutions. Mme Clara ANYANGWE, Représentante résidente d’ONU Femmes, s’exprimant au nom de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies pour le Burundi, a salué l’esprit de collaboration et de proactivité incarné par l’Initiative CBRN CoE de l’Union européenne face à la complexité croissante des menaces NRBC dans un monde en constante évolution. Elle a également indiqué que le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable du Burundi comprend plusieurs points de convergence avec les priorités du NRBC.Les discussions lors de la réunion ont également porté sur l’impact des projets régionaux financés par l’Union européenne, qui visent notamment la gestion sûre des déchets chimiques, le renforcement de la biosécurité et de la sûreté biologique, la formation et la préparation des premiers intervenants, ainsi que la fourniture d’équipements techniques spécialisés aux pays partenaires. Les échanges interactifs ont permis d’identifier les priorités régionales, d’évaluer les défis rencontrés et de formuler des pistes de collaboration future. Un partenariat solide entre le Burundi, l’Union européenne et les Nations uniesEn amont de la réunion, le Gouvernement du Burundi a reçu le Bureau régional pour l’Afrique centrale et orientale de l’Initiative CBRN CoE de l’Union européenne, pour réaffirmer le partenariat de longue date entre le Burundi et l’Initiative. Le Secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au Développement, M. Ferdinand BASHIKAKO, a rencontré le Directeur du Bureau régional, M. James CHUMBA, et son équipe. M. Bashikako a mis en avant le défi majeur que les risques NRBC restent méconnus, qui peut exposer les populations à des dangers involontaires. La Protection civile en première ligne La Protection Civile du Burundi est le principal bénéficiaire des équipements techniques NRBC fournis par l’Union européenne. Deux de ses cadres suivent actuellement le programme de master en gestion NRBC développé grâce à l’Initiative CBRN CoE de l’UE, en partenariat avec des universités du Maroc et de la France. Le Général de Brigade de Police Célestin NIBONA BONANSIZE, Assistant du ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, a exprimé la gratitude du Gouvernement burundais pour les appuis fournis par l’Union européenne, qui contribuent au renforcement des capacités nationales face aux risques d’accidents et d’incidents impliquant des matières dangereuses. L’Initiative CBRN CoE de l’Union européenne œuvre à la création d’un monde plus sûr et plus résilient à travers la coopération avec 63 pays partenaires, dont 28 en Afrique, répartis dans huit régions du monde. Les réseaux régionaux d’experts jouent un rôle central dans la définition et la mise en œuvre de formations ciblées visant à renforcer la réduction des risques NRBC. Lancée en 2010, l’Initiative, mise en œuvre conjointement par la Commission européenne et l’UNICRI, vise à renforcer les capacités nationales pour prévenir, se préparer, répondre et se relever des incidents NRBC. Cette année marque le 15ᵉ anniversaire de l’Initiative CBRN CoE, témoignant de l’engagement commun de l’Union européenne, des Nations Unies et des pays partenaires à œuvrer ensemble pour rendre le monde plus sûr. Pour plus d’informations : https://cbrn-risk-mitigation.network.europa.eu
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Communiqué de presse
01 novembre 2025
Remise d’un don aux réfugiés congolais au Burundi par le HCR et la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi
La cérémonie s’est déroulée en présence de Madame Brigitte Mukanga Eno, Représentante du HCR au Burundi, qui a salué cette initiative :« Cette assistance arrive à point nommé, alors que l’aide humanitaire destinée aux réfugiés, tant au niveau mondial qu’au Burundi, connaît une baisse significative. Elle permettra de compléter l’assistance alimentaire fournie par le PAM durant les deux prochains mois. » Le don remis aujourd’hui représente un premier lot de 472 tonnes de vivres, comprenant de la farine de maïs et de soja, des haricots, du riz, de l’huile, du sucre et du sel. Ce don a été financé par la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi et le Fonds National des Réparations des Victimes de Violences Sexuelles liées aux Conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité (FONAREV). La distribution a été assurée par African Initiatives for Relief and Development (AIRD), partenaire du HCR au Burundi.Madame Katty Emilie Massoulis a exprimé l’engagement de la Fondation :« Nous avons été profondément interpellés par la situation de nos compatriotes déplacés par le conflit. C’est avec émotion et solidarité que nous apportons notre contribution pour les soutenir durant cette période difficile. » Ce don fait suite à une première assistance octroyée par la Fondation et le FONAREV en avril 2025, composée d’articles alimentaires et non alimentaires et d’appui aux secteurs de la Protection, la Santé et l’Autonomisation, destinée à couvrir les besoins des réfugiés sur une période de six mois. Le HCR assure actuellement la protection et l’assistance de plus de 110 000 réfugiés et demandeurs d’asile au Burundi, répartis dans cinq camps, un site de réfugiés et plusieurs zones urbaines, dont 20 000 réfugiés sur le site de Musenyi.À propos du HCRLe HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est mandaté pour protéger les réfugiés, les personnes déplacées internes et les apatrides, et pour rechercher des solutions durables à leurs situations.Pour plus d’information, contacter :Pour la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi : Jérémie Lebughe, jeremie.lebughe@fondationdnt.org Pour le HCR: Bernard Ntwari, ntwarib@unhcr.org; +257 79918902
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Communiqué de presse
24 octobre 2025
Journée des Nations Unies : Message du Secrétaire Général de l'ONU
Ce ne sont pas seulement les premiers mots de la Charte des Nations Unies. Ces mots définissent qui nous sommes. L’ONU est plus qu’une institution. C’est une promesse vivante, qui transcende les frontières, jette des ponts entre les continents et constitue une source d’inspiration pour toutes les générations. Voilà quatre-vingts ans qu’ensemble, nous nous employons à forger la paix, à lutter contre la pauvreté et la faim, à promouvoir les droits humains et à bâtir un monde plus durable. Les défis qui se présentent devant nous sont formidables : montée des conflits, chaos climatique, emballement technologique, menaces contre le tissu même de notre institution. L’heure n’est pas à la timidité ou au repli. Aujourd’hui plus que jamais, le monde doit réaffirmer sa détermination à résoudre les problèmes que nul pays ne peut régler seul. En cette Journée des Nations Unies, soyons unis et réalisons l’extraordinaire promesse de vos Nations Unies. Montrons au monde ce qu’il est possible de faire lorsque « nous, peuples des Nations Unies » choisissons d’agir ensemble. ***
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Communiqué de presse
23 octobre 2025
L’UE et le HCR lancent un projet pour des solutions durables au bénéfice des réfugiés et des communautés d’accueil au Burundi
Pour la Représentante du HCR au Burundi Mme Brigitte Mukanga Eno, « Ce projet renforcera la résilience multidimensionnelle des réfugiés congolais au Burundi ainsi que celle des communautés d’accueil, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes vulnérables, dans un environnement plus sûr, plus inclusif et plus sain ». Le projet vise notamment à :Améliorer durablement l’accès aux services de base pour les réfugiés congolais du site de Musenyi et pour les communautés d’accueil : soins de santé primaires et secondaires, eau, hygiène et assainissement (EHA).Fournir des abris durables aux ménages réfugiés vulnérables et renforcer les mécanismes de protection.Soutenir les moyens de subsistance et l’autonomisation économique, en particulier pour les femmes et les personnes à besoins spécifiques notamment les personnes âgées ou vivant avec handicap. « L’Union européenne est fière de soutenir, aux côtés du HCR, des solutions durables qui conjuguent protection, accès aux services essentiels et autonomisation économique. À Musenyi et dans les environs, notre objectif est clair : améliorer concrètement la vie des personnes réfugiées et de leurs hôtes, en renforçant la cohésion sociale et la résilience locale. » a déclaré S.E. Mme Elisabetta Pietrobon, Ambassadrice de l’UE au Burundi. ContexteAu Burundi, le HCR assure la protection et l’assistance de plus de 110 000 réfugiés et demandeurs d’asile, répartis entre cinq camps, un site de réfugiés et des zones urbaines, dont environ 20 000 personnes sur le site de Musenyi.À propos de l’Union européenneL’Union européenne et ses États membres font partie des premiers donateurs d’aide humanitaire au monde. Au Burundi, l’UE soutient l’assistance aux populations réfugiés et déplacées, à travers des actions en faveur de la protection, de l’accès aux services essentiels, de la résilience et du développement durable, en partenariat avec les agences onusiennes, les autorités et la société civile. À propos du HCRLe HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est mandaté pour protéger les réfugiés, les personnes déplacées internes et les apatrides, et pour rechercher des solutions durables à leurs situations. Contacts presseDélégation de l’Union européenne au BurundiTony Nsabimana, tony.nsabimana@eeas.europa.eu, +257 22202254 Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Burundi Aline Irakarama, irakaram@unhcr.org; +257 71869340Amina Bouarour,bouarour@unhcr.org; +257 71459459Bernard Ntwari, ntwarib@unhcr.org; +257 79918902
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