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03 avril 2025
L'alimentation scolaire, un facteur clé pour les revenus des ménages
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03 avril 2025
Renforcer la résilience des communautés et lutter contre la malnutrition, un chemin vers la sécurité alimentaire au Burundi
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18 mars 2025
Le relèvement communautaire à l’actif de Merankabandi II
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Les objectifs de développement durable au Burundi
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Burundi:
Histoire
28 décembre 2023
Exposition « à la découverte des ODD »
Le Centre d'Information des Nations Unies au Burundi a organisé une exposition « à la découverte des ODD » à l’intention des jeunes étudiants des Universités de Bujumbura, en vue de les informer et les sensibiliser sur les Objectifs de développement durable (ODD). 17 stands d’information correspondant à 17 ODD ont été érigés pour expliquer au public en général et les centaines d’étudiants invités, les objectifs de développement durable et leurs cibles.
L’Agenda 2030 représente une feuille de route universelle qui permettra d’orienter l’avenir de la planète vers des sociétés durables, plus résilientes et inclusives engagées pour la paix, a indiqué le Coordonnateur Résident du système des Nations Unies au Burundi, monsieur Abdou Dieng lors de son discours. Pour ce faire, le Burundi est appelé à accompagner son engagement à l’agenda 2030 d’une véritable volonté politique, d’une stratégie de mise en œuvre permettant d’évaluer les progrès réalisés vers l’atteinte des ODD, a-t-il précisé.
Pour y arriver, il est indispensable que les jeunes générations, en particulier les étudiants qui constituent la pépinière pour l’avenir de la nation prennent connaissance des Objectifs du Développement Durable. « L'atteinte des ODD ne saurait être possible sans l'implication des jeunes », a indiqué lors de son allocution, Desire Ndagijimana, Responsable du CINU, précisant que c’est dans ce contexte que le Centre d’Information des Nations Unies, dont l’une des missions est de réaliser des activités d’information, d’éducation et de sensibilisation aux ODD a organisé cette exposition « à la découverte des ODD ».
L'affluence des jeunes était grande dans le compound du Centre d’Information des Nations Unies, pour visiter les stands ODD. La présence massive des jeunes à cette exposition, témoigne de leur engouement pour découvrir les ODD et contribuer à leur mise en œuvre. « L'atteinte des ODD ne saurait être possible sans l'implication des jeunes », a indiqué lors de son allocution, Desire Ndagijimana, Responsable du CINU.
Des centaines d’étudiants ont par la suite participé à un dialogue avec le Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Monsieur Abdou Dieng, lors de cette exposition ODD. Les échanges ont porté sur le processus ayant conduit les états membres de l’Onu à l’adoption de l’Agenda 2030 des ODD et le rôle de l’Onu dans le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre. Les jeunes ont également exprimé leur pessimisme quant à la possibilité pour le Burundi et pas mal d’autres pays de réaliser les ODD à l’horizon 2030.
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Histoire
19 septembre 2023
En prélude au Sommet de l'ONU sur les ODD, le Burundi élabore son Rapport à mi-parcours de la mise en œuvre de ces objectifs mondiaux
En préparation du Sommet des Nations Unies sur les Objectifs de Développement Durable qui se déroule à New York du 18 et 19 septembre 2023, le PNUD Burundi a appuyé le gouvernement pour élaborer le Rapport à mi-parcours (2015 – 2023) de suivi de la mise en œuvre des ODD au Burundi.
Le rapport de mise en œuvre des ODD à mi-parcours au Burundi, élaboré avec l’appui du PNUD a été validé le 24 août 2023, en présence du Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique, au terme d’un atelier de réflexion pour examiner les progrès accomplis, identifier les contraintes, tirer les leçons, et le cas échéant, réajuster les politiques et réorienter les programmes pour s’assurer que le Burundi est sur la trajectoire de l’atteinte des ODD à l’horizon 2030.
Conformément à la méthodologie recommandée au niveau international, ce rapport est le résultat d’une analyse intégrée et d’une consultation nationale générale, inclusive et participative des acteurs et partenaires du développement, incluant des représentants des différents groupes et couches de la société burundaise.
Le rapport sur les ODD 2023 du Burundi dresse un tableau réaliste de la situation et note les avancées significatives sur certaines cibles prioritaires en voie d’être atteintes, notamment dans le domaine de l’élimination de la faim, la santé, et l’éducation. D’autres sont sur la bonne voie mais connaissent un retard, pendant que d’autres sont hors de trajectoire d’atteinte. Malgré un contexte difficile qui a négativement impacté la mise en en œuvre de l’agenda 2030, notamment la pandémie COVID 19 et la Guerre Russo Ukrainienne, le contexte économique international complexe, changeant et incertain et des défis persistants au niveau national, plusieurs actions et efforts volontaristes de la part du Gouvernement avec l’appui des partenaires ont ainsi porté des fruits.
Le PNUD a constamment accompagné le gouvernement du Burundi dans toutes les étapes de mise en œuvre des ODD depuis leur adoption en 2015 par les Etats membres de l’Onu, dont le Burundi.
Dans un premier temps, le gouvernement du Burundi a effectué, avec l’appui du PNUD, l’exercice de priorisation des cibles des Objectifs de Développement Durable (ODD). Les 49 cibles et 101 indicateurs priorisés ont été intégrés dans la formulation du Plan National de Développement du Burundi (PND 2018-2027) en vue d’accélérer le développement durable et inclusif du pays et la transformation structurelle de son économie.
Dans un deuxième temps, le PNUD a appuyé le gouvernement du Burundi dans le processus de localisation des ODD, pour leur intégration dans les Plans Communaux de Développement Communautaire (PCDC), en vue de s’assurer que le développement atteigne les plus vulnérables dans tous les coins du pays, pour ne laisser personne pour compte. Enfin, avec l’appui du PNUD, le gouvernement du Burundi a préparé le premier Rapport National Volontaire de suivi de la mise en œuvre des ODD en 2020 et le Rapport d’actualisation des indicateurs ODD en 2021.
Avec ce rapport, le PNUD accomplit son mandat d'intégrateur au sein du Système des Nations Unies, rôle visant à connecter et à fournir des services et plateformes favorisant la collaboration pour la réalisation les Objectifs de développement durable
Réunis au Sommet des Nations Unies sur les ODD à New York, les chefs d'État et de gouvernement évalueront l’état d’avancement de la mise en œuvre de l'Agenda 2030 et fourniront des orientations politiques de haut niveau en vue de l’accélération de la réalisation des objectifs convenus et surtout de transformer les économies.
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Histoire
04 septembre 2023
Le projet PRRPB clôture ses activités sur des marques de grandeur des populations bénéficiaires
« Tout est bien qui finit bien » dit-on, le Projet de Restauration et de Résilience des Paysages du Burundi (PRRPB) clôture ses activités le 30 septembre 2023 sur un gage de grandeur. Les populations bénéficiaires, l’appareil administratif, les services techniques du ministère de l’Environnement, Agriculture et Elevage, etc. sont unanimes sur la grande qualité des prestations fournies à près de 10 000 bénéficiaires et surtout les résultats atteints, comme traces indélébiles dans la zone d’intervention, par la composante Champs Ecoles des Producteurs – CEP – mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Financé par la Banque Mondiale, la composante CEP avait la délicate mission de contribuer à la limitation de la pression exercée sur les ressources naturelles par la forte densité de la population (plus de 370 hab/ km²) dans un contexte de changement climatique. La résilience de la population face aux nouvelles réalités climatiques était dans le viseur de la FAO dès le début de ses interventions en novembre 2020.
Au bout de 3 ans d’activités dans les communes de Buhinyuza en province Muyinga, et Isare en province Bujumbura, et 1 an dans la commune Matongo en province Kayanza, le projet PRRPB a de quoi être fier. Il est intervenu dans 31 collines dont Ntobwe, Gitaramuka, Gasave, Kiyange, Bunywana,Karehe, Nyaruhengeri, Kibimba, Muramba, Bugungu et Karongwe dans la commune de Buhinyuza ; Benga, Karunga, Kwigere, Gishingano, Caranka, Nyambuye, Rushubi, Rutegama, Nyakibande et Bibare dans la commune Isare ; et Rudehe, Mpemba, Bihunge, Munini, Nyarumanga, Bwisange, Nyakibingingo, Matongo et Muganza dans la commune de Kayanza où il a appuyé près de 10 000 agro-éleveurs.
Vulgarisation des bonnes pratiques agricoles et d’élevage
Deux tiers des 10 000 agro-éleveurs ont bénéficié des formations par apprentissage sur terrain des bonnes pratiques agricoles à travers les CEP. Les techniques apprises et appliquées par les membres et les non membres des groupes CEP sont notamment l’utilisation de semences sélectionnées, le semis en lignes le respect du calendrier cultural et des écartements, l’utilisation de la fumure organique, les techniques de tuteurage du haricot, l’analyse de l’agroécosystème-AESA et l’utilisation des bio pesticides contre les maladies et ravageurs des cultures et pour la conservation des récoltes.
Un tiers restant des membres des CEP qui s’étaient orientés dans l’élevage ont appris et pratiquent déjà, entre autres, les normes de construction des étables, respectent des normes d’alimentation, de la fabrication et le suivi de la reproduction. Le système d’alerte rapide fonctionne déjà.
Cela a été rendu possible par un réseau de formateurs internationaux et nationaux mis en place. 27maîtres formateurs nationaux, 400 facilitateurs endogènes et 50 facilitateurs externes ont été mobilisés et formés pour accompagner les agro-éleveurs.
Le corolaire de la mise en œuvre des bonnes pratiques accompagnées de la distribution de divers intrants agricoles dont les semences certifiées bio fortifiées aux agro-éleveurs, a été l’amélioration de la production, l’amélioration de la nutrition, l’amélioration de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie.
« Vous n’avez pas besoin qu’on vous le dise, quand vous vous rendez sur les collines d’intervention du projet, vous constatez vous-même que les conditions de vie des populations qui ont été appuyées se sont nettement améliorées par rapport aux autres », témoigne Mme Alice Nsabiyunva Administratrice de la commune Matongo. Elle précise que les populations de Matongo ont de quoi manger et même des surplus pour le marché, parce que dit-elle, elles adoptent les bonnes pratiques agricoles apprises dans le cadre du PRRPB.
« Avant le projet, les enfants et moi-même, nous tombions fréquemment malades. Mais aujourd’hui, nous sommes bien portants car nous mangeons correctement et sainement avec l’apport dans nos plats en nutriments du haricot bio fortifié que nous avons récolté », affirme Mme Chantale Manirakiza, agro-éleveur de la colline Matongo, commune Matongo en province Kayanza. Celle-ci précise que grâce aux aliment augmentés en sels minéraux qu’elle consomme, elle est passée de 50kg à 57 kg.
L’amélioration de la nutrition était dès le départ dans l’œilleton de la FAO. Callixte Mbonyingingo, Expert Maître Formateur en CEP confirme que les agri éleveurs ont expérimenté les nouvelles variétés et ont constaté qu’elles sont les plus productives et plus nutritives que les anciennes variétés. « Un grand effort a été consacré à l’expérimentation et vulgarisation, au sein des CEPs, des variétés de semences certifiées contenant des sels minéraux - le fer, le zinc et la vitamine A - indispensables à la personne humaine surtout les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées », renchérit-il.
Amélioration de la production et création des AGR
Avant l’intervention du projet PRRPB, les populations bénéficiaires pratiquaient le semis dite « jujuta » - semis à la volée - une pratique très couteuse car elle utilise beaucoup de semences mais peu rentable. La révolution est venue par les bonnes pratiques agricoles dispensées par la FAO qui ont permis d’améliorer la production.
« Mon agriculture et élevage ont connu un essor fulgurant ces 3 dernières années. A titre illustratif, en saison 2022B j’ai récolté plus de 500kg de haricot dans un champ d’un demi hectare (1/2ha) où j’avais semé seulement 12kg. C’est une première dans mon histoire de cultivateur », témoigne Arthémond Nyandwi, agro-éleveur de la colline Nyakibande de la commune Isare en province de Bujumbura. Il précise que la même superficie, il était habitué à semer autour de 35kg de haricot et ne récoltait qu’une cinquantaine de kilos.
M. Nyanwi renseigne les formations obtenues en élevage lui ont révélé l’opportunité d’affaires en élevage. Celui-ci a investi l’argent obtenu de la récolte des saisons successives pour monter un petit projet d’élevage. Il élève déjà 2 vaches, 3 chèvres, 12 poules et 25 cobayes. Chaque espèce de ces animaux vit dans une étable construite suivant les normes apprises.
Des cas de succès à l’image de celui de M.Arthémond Nyandwi sont légion. La mise en œuvres des bonnes pratiques agricoles ont permis à Mme Belyse Tuyisenge de la colline Ntobwe, zone Gasave de la commune Buhinyuza dans la province de Muyinga de s’émanciper financièrement. « Je ne dépends plus de mon mari. Je contribue dans le bien être de notre ménage. Mon mari et moi, nous mettons ensemble les moyens pour exécuter les projets de développement. Dernièrement, nous avons acheté une parcelle de 2 millions. Sa valeur réelle dépasse aujourd’hui 7millions », se réjouit-elle.
M.Tuyisenge possède déjà un Kiosque et projette étendre ses exploitations agricoles pour avoir les moyens d’exécuter plusieurs projets qu’elle a en tête. Elle dit se préparer déjà à acheter une moto pour assurer le transport rémunéré.
Evoquant les résultats atteints, de nombreuses voix s’élèvent pour demander la mise à échelle des activités du projet à l’échelle nationale.
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Histoire
01 août 2023
La Directrice Exécutive Adjointe de l’ONUSIDA et sous-Secrétaire Général Adjointe des Nations Unies, Christine Stegling, en visite au Burundi.
Pendant son séjour, elle s’est entretenue avec les membres du Gouvernement du Burundi, ses partenaires, la Société civile, les organisations non gouvernementales et la communauté sur la responsabilité et le leadership dans la riposte au VIH afin de contribuer à l’amélioration de la santé axée sur le respect des droits pour tous et afin de réaliser au Burundi les engagements mondiaux sur le VIH d’ici à 2025.
A son arrivée à l’Aéroport International Melchior NDADAYE de Bujumbura, elle a été accueillie par le Coordonnateur Résident a.i du Système des Nations Unies, Abdou Dieng, le Délégué de la Directrice Régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ben Wahab Abdoul Karim, la Directrice Pays de l’ONUSIDA, Marie Margarete MOLNAR et la Représentante Légale de l’ANSS (Association Nationale de Soutien aux Séropositifs et Malades du Sida), Jeanne GAPIYA NIYONZIMA.
Au deuxième jour de la mission, Madame Stegling, a tenu une réunion avec l’Equipe Pays des Nations Unies à laquelle ont été également conviés les Ambassadeurs et les représentants des institutions financières internationales œuvrant dans la riposte au VIH au Burundi. Cela a été l’occasion pour elle de partager le dernier Rapport Mondial sur le sida (« The Path to End AIDS », Global Update report, 2023) et d’échanger avec les partenaires sur les quatre priorités corporate de l’ONUSIDA et leur mise en œuvre au Burundi. Le même jour, la Directrice Exécutive Adjointe de l’ONUSIDA a participé aux cérémonies d’ouverture du forum sur l’éducation à la santé et au bien-être des jeunes, organisé par le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique sous le haut Patronage de Son Excellence la Première Dame du Burundi, son Excellence Madame Angeline NDAYISHIMIYE. Elle a rappelé qu’une meilleure connaissance sur le VIH est corrélée à des taux réduits d’infection à VIH et que des programmes complets d’éducation et d’information à l’intérieur et à l‘extérieur de l’école peuvent protéger les filles contre l’infection par le VIH, contre la violence sexuelle, contre les grossesses chez les adolescentes et les mariages précoces tout en les autonomisant afin qu’elles puissent réaliser leur plein potentiel.
Elle a ensuite été reçue au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement par le Secrétaire Permanent et au Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre par la Ministre.
Leurs échanges ont porté sur l’implication des différents Ministères clés dans la riposte au VIH au Burundi. Elle a suggéré qu’il y ait une action nationale collective pour renforcer et améliorer la disponibilité et l’accès aux produits essentiels afin de mettre fin au Sida et aux autres pandémies.
Le troisième jour de la mission a été consacré à la société civile. Accompagnée par le Délégué de la Directrice Régionale et la Directrice Pays de l’ONUSIDA, Madame Stegling a échangé avec les organisations de la Société civile qui mettent en œuvre les actions de suivi dirigé par la communauté sur leur expérience au Burundi dans les différentes provinces du pays et sur l’intérêt pour la réponse nationale au VIH et l’élimination de l’épidémie. Cette rencontre a été une occasion de redynamiser l’observatoire communautaire, d’identifier les gaps et les goulots d’étranglement ainsi que les voies de solutions.
Le suivi dirigé par la communauté CLM est une approche qui consiste à améliorer l’accès aux soins de qualité, au respect des droits humains, des personnes vulnérables vivant avec le VIH, et des personnes à haut risque d’infection.
Le séjour de la Directrice Exécutive Adjointe de l’ONUSIDA au Burundi a été clôturé par la visite du Centre de prise en charge des personnes vivant avec le VIH, dénommé TURIHO de l’ANSS suivie par le parrainage de la soirée de Gala pour célébrer les trente ans d’existence de l’ANSS.
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Histoire
06 juillet 2023
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aide un premier groupe de réfugiés burundais vivant au Malawi à se rapatrier volontairement au Burundi
Neuf ménages de 33 refugies burundais vivant au Malawi sont arrivés à l’aéroport Melchior Ndadaye ce 5 juillet 2023. Malgré la fatigue occasionnée par un long voyage, leurs visages rayonnaient de joie, heureux de revenir au pays natal après un exil de plus de cinq ans pour la plupart d’entre eux.
Gahungu*, 52 ans, est l’un des réfugiés de ce premier groupe qui est arrivé à bord d’Ethiopian Airlines ce 5 juillet 2023. Ce père d’une famille de quatre enfants est originaire de Mabanda en province de Makamba au sud du Burundi.
« Je suis content de retourner au Burundi mon pays natal, même si je dois refaire ma vie à partir de rien pour pouvoir nourrir ma famille », a dit Gahungu.
Partis en 2019, Gahungu et sa famille ont fui en passant par la Tanzanie. Ils ont dû marcher de longs jours et de longues nuits. Après ce périple difficile d’un mois et demi, ils ont traversé la frontière qui sépare la Tanzanie et le Malawi.
« Nous avons eu beaucoup de chances, car il y a beaucoup de burundais qui se sont noyés dans la Fleuve Songo à la frontière avant de traverser. La police malawite à la frontière n’est pas toujours tendre avec les demandeurs d’asile », a observé Gahungu.
Après un bref séjour de trois jours au centre de transit de Karonga, ils ont été installés au camp de Zareka où ils ont été assistés par le HCR. Gahungu a pu compléter l’assistance humanitaire reçu du HCR en continuant son métier de maçon au camp. Malheureusement, a-t-il commenté, à cause de l’hostilité grandissante envers les étrangers, il ne pouvait pas sortir du camp pour travailler pour la population locale afin de gagner plus d’argent.
Gahungu compte reconstruire de nouveau une vie avec sa famille à Mabanda où ils vivaient avant de fuir. Il compte sur les différents acteurs humanitaires pour l’aider dans cette réintégration difficile, car, dit-il, il s’agit de repartir de rien.
Le HCR continue de faciliter le rapatriement volontaire des réfugiés burundais dans les pays voisins et dans la région. Il a récemment revu à la hausse l’assistance humanitaire, y compris l’allocation financière et l’assistance en matériaux de construction pour les plus vulnérables.
« Nous continuons d’assister les réfugiés burundais qui expriment la volonté de rentrer dans le pays. Nous en appelons à nos partenaires et aux bailleurs de fonds de nous soutenir pour une meilleure réintégration des rapatriés afin que le rapatriement soit une véritable solution durable », a dit Brigitte Mukanga Eno, Représentante du HCR au Burundi.
Le HCR et les Gouvernements du Burundi et de Malawi ont récemment signé des lettres d’échanges pour le rapatriement volontaire des réfugiés burundais vivant au Malawi où vivent 10 676 réfugiés et demandeurs d’asile burundais.
Depuis le début du rapatriement en 2007, le HCR a déjà facilité le rapatriement de 212 000 réfugiés burundais des pays voisins et de la région. Il reste encore dans la région environ 300,000 réfugiés burundais.
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Histoire
03 avril 2025
Renforcer la résilience des communautés et lutter contre la malnutrition, un chemin vers la sécurité alimentaire au Burundi
Nichés dans les collines du nord du Burundi, Jean Claude et sa femme Zainabu se tiennent fièrement devant leur nouvelle maison, symbole de leur résilience et de leur détermination. Malgré des défis considérables pour accéder à la nourriture et un logement adéquat, ils ont œuvré pour améliorer leur vie en occupant divers emplois et en cultivant la petite terre qu'ils possédaient. Avec le soutien de la Banque de Développement Allemande, Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), et du Programme Alimentaire Mondial (PAM), ils ont pu accélérer leur parcours vers la transformation de leur vie.« J'avais du mal à fournir suffisamment de nourriture à ma famille et à avoir un logement décent. Je devais accepter des travaux supplémentaires en tant qu’aide maçon ou travailler dans les plantations de mon propriétaire juste pour payer le loyer », se souvient Jean Claude.Comme de nombreuses familles du nord du Burundi, Jean Claude Haramajambere faisait face à l’insécurité alimentaire en raison du manque de terres cultivables et de ressources financières. L’analyse de la Classification Intégrée de la Sécurité Alimentaire (IPC) pour la période d’avril à mai 2021 a révélé que plus d’un million de personnes au Burundi souffraient de niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë, une situation que le projet de Prévention de la Malnutrition et de Renforcement de la Résilience au Niveau Communautaire au Burundi visait à atténuer.« Ma femme et moi avons rencontré des difficultés parce que nous n'avions pas de terres. Je suis né dans une famille de neuf enfants, dont cinq garçons, donc le petit morceau de terre que j'ai hérité de mon père ne pouvait accueillir que la maison que j’ai récemment terminée, grâce au soutien du projet », raconte Jean Claude. « Je suis heureux que notre objectif de construire une maison ait enfin été atteint, et ma famille mange bien », se réjouit-il.Autonomiser les familles grâce au soutien alimentaire et financierLe Programme Alimentaire Mondial (PAM), l'UNICEF et leurs partenaires travaillent aux côtés du gouvernement burundais pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Leurs efforts visent à transformer les systèmes alimentaires, nutritionnels, de santé et d'hygiène (WASH) tout en promouvant le changement de comportements sociaux et le développement de l’enfant.À ce jour, plus de 1 100 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) ont été renforcées pour stimuler la résilience économique et sociale. Plus de 7 600 ménages vulnérables ont reçu des transferts monétaires pour leur permettre d’accéder à des aliments nutritifs et d’investir dans des activités renforçant la résilience. Avec le soutien de structures communautaires telles que les Travailleurs de la Santé Communautaire (CHW), 313 994 enfants ont été dépistés pour la malnutrition et traités dans des centres de réhabilitation communautaires (15 711 souffrants de malnutrition aiguë modérée) et des établissements de santé (5 747 souffrants de malnutrition sévère). Le traitement comprenait la supplémentation en vitamine A, le vermifuge et la fourniture de nourriture thérapeutique prête à l'emploi (FUTF). Pour contribuer à la prévention de la malnutrition, y compris les carences en micronutriments, le projet a distribué 477 tonnes métriques (tm) de nourriture spécialisée pour nourrir 13 146 enfants et 9 562 femmes enceintes et allaitantes, et a fourni des poudres de micronutriments (PMN) à 187 257 enfants âgés de 6 à 23 mois. De plus, sept systèmes d’eau ont été construits ou réhabilités, desservant 125 000 personnes de la communauté, 27 écoles et établissements de santé avec de l'eau potable sûre. Douze moulins communautaires ont également reçu du matériel de fortification et un renforcement des capacités pour améliorer l'accès aux nutriments clés au niveau des foyers.Pour Jean Claude, le soutien du projet a joué un rôle crucial dans la construction de sa maison et l’assurance d’un régime alimentaire équilibré pour sa famille. « Lorsque nous avons appris que nous avions été sélectionnés pour les transferts monétaires et la formation dans le programme AVEC, nous avons défini nos priorités et commencé à travailler sur certaines d’entre elles. Nous avons décidé d’utiliser une partie de l’argent pour la nourriture et d’économiser le reste pour acheter des matériaux de construction, notamment des tôles métalliques », explique-t-il.Parmi les 125 300 femmes enceintes et allaitantes formées pour améliorer l'alimentation des enfants se trouvait Zainabu Ingabire, la femme de Jean Claude. Elle se souvient des difficultés rencontrées pour subvenir aux besoins essentiels de leur famille avant l’aide du projet.« Bien que nous comptions sur la terre familiale pour cultiver, cela ne suffisait pas—nous devions partager la récolte avec notre famille élargie », dit-elle. « Nous pouvions à peine manger deux repas par jour. »Pour renforcer davantage la résilience de leur ménage, Jean Claude et Zainabu se sont associés avec des membres de la communauté propriétaires de terres. Ils ont proposé de travailler sur leurs fermes en échange d’une part de la récolte. Le revenu provenant de la vente de leur part, combiné aux 70 000 Francs burundais (24 $ US) de transfert monétaire mensuel, leur a permis d’accélérer la construction.« Sans ces opportunités, la construction de notre maison aurait pris encore plus de temps », reconnaît Jean Claude.Les efforts des ménages pour maintenir la sécurité alimentairePour lutter contre la malnutrition prévalente, qui s’élevait à 54 % en 2024, ainsi que contre les mauvaises pratiques alimentaires, le projet s’est concentré sur l’autonomisation des ménages non seulement pour accéder à la nourriture, mais aussi pour améliorer leur nutrition et leur résilience à long terme. Jean Claude et Zainabu ont adopté ces initiatives, investissant dans du petit bétail, comme des chèvres, des poules et des lapins, pour produire du fumier pour leurs cultures et augmenter leur apport en protéines animales. Ils ont également établi un jardin potager pour garantir l’accès à des légumes frais et un composteur pour gérer efficacement les déchets organiques. « Ce projet nous a permis de garantir la nourriture pour nos enfants avant qu'il ne soit trop tard. Notre prochain objectif est d’acquérir une terre agricole et de continuer à appliquer ce que nous avons appris pour développer davantage notre ménage », partage Zainabu.L'engagement des hommes, un facteur clé pour renforcer la résilience des ménagesÀ travers des sessions de changement de comportement social, le PAM a activement impliqué les hommes dans la prise de décisions au sein du ménage, en particulier en matière de sécurité alimentaire et de gestion des ressources. Damascène Niyongere, un résident de la province de Kirundo, admet qu'avant le projet, il discutait rarement des plans de développement du ménage avec sa femme et prenait toutes les décisions financières seul. « En tant que membre de l’‘École des Maris’, j’encourage les autres hommes à impliquer leurs épouses dans la prise de décision et à se concentrer sur la prévention de la malnutrition », dit-il.Cette approche commence à donner des résultats positifs. Le ménage de Damascene a décidé d'utiliser le transfert monétaire pour louer un terrain afin de cultiver des pommes de terre, générant un bénéfice de 600 000 francs burundais (200 USD). Ils ont réinvesti cet argent en achetant un veau et des lapins, garantissant ainsi un approvisionnement continu en fumier et en viande. La famille a également agrandi sa maison et prévoit d’élever des poules, comme le mentionne leur livret de planification du développement du ménage.Les experts agricoles locaux soutenant la sécurité alimentaire des ménages Dans un pays où plus de 80 % de la population dépend de l'agriculture de subsistance, les techniciens agricoles et d'élevage locaux ont joué un rôle crucial dans l'amélioration des habitudes nutritionnelles et des pratiques agricoles.« Nous renforçons les compétences des membres des AVEC engagés dans des activités génératrices de revenus basées sur l'agriculture. À leur tour, ils agissent comme des catalyseurs, appliquant ces connaissances au sein de leurs foyers et communautés », explique Alexis Ntagengwa, agronome communal.En partageant les bonnes pratiques, ces personnes formées contribuent à augmenter la production alimentaire et à réduire la malnutrition à travers le pays.Améliorer les aliments locaux enrichis pour une meilleure nutritionDans le cadre de ses efforts pour améliorer la nutrition des ménages, le PAM a soutenu les transformateurs locaux de produits alimentaires dans l’enrichissement des aliments de base, comme la farine de maïs, avec des micronutriments essentiels. Cette initiative a permis d'améliorer l'accès à des repas sûrs et nutritifs pour les communautés vulnérables.Virginie Niyogushima, l'une des bénéficiaires, préfère moudre son maïs auprès des meuniers soutenus par le projet. Elle a constaté de ses propres yeux les bienfaits des aliments enrichis.« Je choisis d'apporter mon maïs à cette coopérative parce qu’ils maintiennent des normes d’hygiène élevées et ajoutent des nutriments », dit-elle. « Je vois la différence dans la santé de mes enfants. Ils sont plus énergiques et adorent le goût de la pâte de maïs. »Grâce à un soutien intégré — transferts monétaires, formations agricoles et nutritionnelles, aliments enrichis et prise de décision inclusive du point de vue du genre — des familles comme celle de Jean Claude se libèrent de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté. Avec une maison achevée, une nutrition améliorée et des projets ambitieux pour l'avenir, Jean Claude et Zainabu sont un exemple de la résilience et de la détermination que ce projet vise à encourager., filtered_html
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03 avril 2025
L'alimentation scolaire, un facteur clé pour les revenus des ménages
Il est midi à Muyinga. Julienne Bukuru s'occupe soigneusement de son petit champ de légumes sur la colline de Buhinyuza, dans le nord du Burundi. Comme pour la plupart des parents, il est temps de servir le déjeuner pour la famille. Mais pour Julienne, les choses ont changé. Elle n'a plus besoin d'interrompre ses activités agricoles pour le faire. "Avant, nous devions arrêter de travailler dans les champs pour préparer le déjeuner de nos enfants", raconte Julienne, mère de cinq enfants. "Aujourd'hui, je ne m'inquiète plus. Ils ont un bon déjeuner à l'école."Depuis 2006, l'école Ecofo Karongwe, fréquentée par trois des enfants de Julienne, bénéficie des repas scolaires. L'école fait partie des 885 établissements bénéficiant du programme d'alimentation scolaire mis en place par le gouvernement du Burundi avec le soutien du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Ce programme a permis à Julienne de consacrer plus de temps à l'agriculture et a considérablement réduit ses dépenses ménagères. "Avant que mes enfants ne bénéficient des repas scolaires, je consommais 1,5 kg de farine de maïs avec d'autres légumes pour le déjeuner ! Maintenant, je consomme moins de 1 kg, et le reste peut être économisé pour le jour suivant." Je bénéficie deux fois du programme de repas scolaires : je vends mes récoltes à la coopérative, qui les fournit à l'école pour nourrir mes enfants, explique Julienne.Pour les familles à faible revenu comme celle de Julienne, le programme d'alimentation scolaire est inestimable. Avec plus de 72 % de la population burundaise vivant en dessous du seuil de pauvreté national de 1,25 USD par jour, les repas scolaires aident les ménages vulnérables à soutenir l'éducation de leurs enfants. Selon une étude sur la rentabilité réalisée par l'Université de Harvard, les repas scolaires représentent 8 % des dépenses totales des ménages et 14 % des dépenses en nourriture des ménages.Un atout pour les économies des ménagesJulienne, qui est également membre d'une coopérative locale, se réjouit des doubles avantages du programme d'alimentation scolaire. "Le prix d'achat de la coopérative est deux fois plus élevé que celui offert par le marché local", dit-elle. "Je peux stocker toute ma récolte avec la coopérative et la protéger contre le vol ; je suis sûre que toute ma production sera commercialisée, et je peux disposer d'une somme d'argent importante, ce qui me permet de réaliser des projets." Le programme d'alimentation scolaire du PAM a fourni un marché sécurisé pour 128 coopératives, permettant à environ 24 000 petits agriculteurs comme Julienne d'augmenter leurs revenus de jusqu'à 49 %, selon l'étude de l'Université de Harvard. "Grâce aux bénéfices de mes ventes et aux dividendes de la coopérative des agriculteurs, j'ai pu acheter une chèvre et un lopin de terre", se réjouit Julienne. Elle apprécie que les cultures qu'elle récolte reviennent à son ménage grâce aux repas scolaires consommés par ses enfants.Un soutien fort à l'autonomisation économique des femmesL'alimentation scolaire locale soutient non seulement les agriculteurs locaux, mais favorise également l'égalité des sexes. "Aujourd'hui, je ne dépends plus de mon mari", partage Sabine, mère de neuf enfants. "Si je veux une robe, je peux me la permettre. Si je veux investir dans le bétail, acheter une chèvre ou un lapin par exemple, je n'ai pas besoin d'attendre le soutien de mon mari", dit-elle. Les coopératives soutenues par le PAM, qui fournissent des repas scolaires, emploient 90 % de femmes, comblant ainsi l'écart entre les sexes dans le développement socio-économique. Sabine se souvient des défis auxquels les femmes étaient confrontées par le passé. "Il était difficile pour les femmes d'accéder à l'argent. Maintenant, nous avons évolué ! Même si mon mari est loin de la famille, je n'ai pas peur de demain. Je peux subvenir aux besoins de mes enfants !"
Avec un indice d'inégalité entre les sexes de 0,504 au Burundi, les coopératives agricoles de petits producteurs sont devenues une plateforme cruciale pour la croissance économique des femmes.
"Les coopératives agricoles ont même changé la façon dont nos maris nous voient. Aujourd'hui, il m'implique dans la gestion financière de la famille. Il se rend compte que je fais aussi une grande contribution. Si mon mari a quelque chose, il le partage avec moi, et moi aussi. Nous mettons nos ressources en commun, ce qui était impossible avant", explique Sabine.
L'impact positif des coopératives fournissant des repas scolaires est évident au Burundi, où 90 % des moyens de subsistance dépendent de l'agriculture. Une étude de l'Université de Harvard a révélé que chaque dollar investi dans l'économie locale génère un retour économique de 5,2 $ pour le pays.Grâce à ses revenus issus de la coopérative agricole, Sabine a déjà acheté deux chèvres, un terrain à cultiver et a pu financer l'université privée de sa fille.
Aujourd'hui, elle a un souhait : que le temps reste favorable afin qu'elle puisse continuer à approvisionner les écoles et que les repas atteignent tous les élèves., filtered_html
Avec un indice d'inégalité entre les sexes de 0,504 au Burundi, les coopératives agricoles de petits producteurs sont devenues une plateforme cruciale pour la croissance économique des femmes.
"Les coopératives agricoles ont même changé la façon dont nos maris nous voient. Aujourd'hui, il m'implique dans la gestion financière de la famille. Il se rend compte que je fais aussi une grande contribution. Si mon mari a quelque chose, il le partage avec moi, et moi aussi. Nous mettons nos ressources en commun, ce qui était impossible avant", explique Sabine.
L'impact positif des coopératives fournissant des repas scolaires est évident au Burundi, où 90 % des moyens de subsistance dépendent de l'agriculture. Une étude de l'Université de Harvard a révélé que chaque dollar investi dans l'économie locale génère un retour économique de 5,2 $ pour le pays.Grâce à ses revenus issus de la coopérative agricole, Sabine a déjà acheté deux chèvres, un terrain à cultiver et a pu financer l'université privée de sa fille.
Aujourd'hui, elle a un souhait : que le temps reste favorable afin qu'elle puisse continuer à approvisionner les écoles et que les repas atteignent tous les élèves., filtered_html
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Histoire
24 mars 2025
Le relèvement communautaire à l’actif de Merankabandi II
Financé par la Banque Mondiale et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour l’appui en intrants agricoles et appui technique, et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour les transferts monétaires, le projet du Gouvernement Burundais de «Réponse aux effets cumules des crises climatiques et économiques sur la sécurité alimentaire en République du Burundi » connu sous le nom de « Merankabandi II » a sur son actif le relèvement communautaire de plus de 60 mille ménages bénéficiaires. Mis en œuvre depuis octobre 2023 initialement dans les provinces de Ngozi, Kirundo, Rumonge, Cibitoke, Bubanza et Bujumbura, puis dans la province de Rutana dans sa phase d’extension, Merankabandi II cartonne par ses résultats grandiloquents sur terrain : regroupement des bénéficiaires en groupements de producteurs, initiation des activités génératrices de revenus, location et acquisition des parcelles à mettre en culture, petit élevage, construction des logements décents alors qu’il s’agissait des personnes vulnérables affectés par les chocs économiques et climatiques.Ces résultats ont été mis en évidence à la suite d’une mission de terrain d’une équipe multidisciplinaire composée de la coordination du projet à la FAO, des partenaires d’exécution et de l’administration organisée du 04 au 07 mars 2025 dans les provinces de Bubanza, Cibitoke et Ngozi pour rencontrer les bénéficiaires afin de s’enquérir des changements apportés par le projet au sein des communautés bénéficiaires. De la satisfaction totaleLes bénéficiaires, l’administration et la coordination du projet à la FAO sont ravis des résultats du projet. A leurs yeux, Merankabandi II a amélioré les conditions vie des ménages vulnérables qu’il s’était assigné à accompagner.« Le projet est venu à point nommé ! J’étais fatiguée par le travail à la tâche que je faisais pour survivre. Dans ma vie, je n’avais jamais touché à 100 mille francs. Je me réjouis que le projet m’ait permis de toucher 3 fois une somme de cent quatre-vingt-quatorze mille francs burundais (194 000Fbu). Quand on m'a donné cet argent, j’ai d’abord loué un terrain à cultiver. J’ai semé les semences de riz que le projet m’a donné. J’ai eu un million deux cent mille francs burundais (1 200 000 Fbu) de la vente du riz récolté. J’ai même acheté une génisse. Je suis reconnaissante pour cet appui », témoigne Mme Francine NGENDAKUMANA, Bénéficiaire de la province Bubanza. Autre bénéficiaire, même témoignage. « Le projet Merankabandi II m’a trouvé dans des conditions très déplorables. Veuve que je suis, il était très difficile pour moi et mes enfants à avoir de quoi manger. Ce projet m’a donné des intrants agricoles et de l’argent. J’ai utilisé les intrants agricoles dans mes champs, et maintenant mes enfants ne vont plus quémander de la nourriture là où ils ne sont pas les bienvenus. Nous mangeons à la satiété. Mes enfants ont repris le chemin de l’école et ne manquent d’aucun matériel scolaire comme c’était le cas avant, grand merci à Merankabandi », indique Pascaline Sinzinkayo, une bénéficiaire de la province Cibitoke. Celle-ci ajoute que de l’argent qu’il reçu du PAM, elle a acheté un porcin et réhabilité la toiture de sa maison qui s’était effondrée.De tels témoignages sont légion dans toutes les provinces où le projet est mis en œuvre. Jeanine Niyonkuru est une femme de la communauté autochtone (Batwa). Elle raconte avoir vécu dans une extrême pauvreté, sans nourriture ni vêtements. Ses médiocres conditions de vie avaient aussi pour conséquence la marginalisation sociale. « Ma situation a changé grâce au soutien du projet. J'étais veuve et je ne pouvais à peine subvenir à mes besoins que grâce à la poterie, mais aujourd'hui tout va bien », renseigne-t-elle. Niyonkuru est reconnaissante du changement non rêvé lui apporté par le projet car dit-elle, aujourd’hui, elle pratique l’agriculture, fait également de l’élevage de porcs, des poules et des chèvres.La satisfaction va au-delà des seuls bénéficiaires. Edmond Uwobikundiye, Point Focal du Projet au Bureau provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage (BPEAE) à Cibitoke se réjouit des réalisations du projet. Il indique que les vulnérables qui n’avaient pas de terres cultivables ont contribué à l’augmentation de la production car ils ont utilisé à bon escient l’argent reçu du projet pour louer des lopins de terre qu’ils ont mis en culture grâce aux intrants agricoles également reçus du projet, ils ont aussi acheté des animaux domestiques et commencé des activités génératrices de revenus comme l’ouverture des boutiques. M. Uwikundiye indique que le projet a contribué dans la diminution de la malnutrition dans la province.En effet, Merankabandi II a donné trois fois à chaque ménage une enveloppe de cent quatre-vingt-quatorze mille francs burundais (194.000Fbu) et plusieurs fois des semences de haricots, de riz, de semences maraichères, des fertilisants, du matériel aratoire, etc.Autant que les responsables provinciaux en charge de l’agriculture, les autorités provinciales saluent les effets du projet. « Le projet a contribué à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Nous avons reçu des témoignages des gens qui avaient des maisons en paille qui ont acheté des tôles, ceux dont les enfants avaient abandonné l’école mais qui ont regagné l’école, ceux qui mangeaient une fois par jour avant le projet mais désormais qui mangent deux fois ou trois fois par jour, etc, l’impact est là. L'administration provinciale est satisfaite des réalisations du projet », a indiqué M. Cléophace Nizigiyimana, Gouverneur de Bubanza. Comme ses collègues, ce responsable provincial souhaite la prolongation ou une autre phase du projet pour atteindre plus de personnes.La coordination de Marankabandi II à la FAO se réjouit que le projet ait permis aux bénéficiaires d’améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie. Dr OUATTARA Kalo Amadou indique les quatre améliorations stratégiques de la FAO ont été atteint. Il précise que la conjugaison des efforts du PAM pour le transfert monétaire et la FAO pour les appuis techniques et apport en intrants agricoles constituaient un paquet d’appuis complet qui a permis aux bénéficiaires de s’organiser et cela a produit des résultats supérieurs aux attentes. Il estime que ce modèle mérite d’être pérennisé., filtered_html
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Histoire
11 mars 2025
Que l’homme burundais soutienne la femme dans ses initiatives de développement
Au Burundi, la Journée Internationale de la Femme a été célébrée sous le thème : « Femme, pilier du développement : soutenons-la pour l’atteinte de la vision 2040-2060 » à Bubanza (au nord-ouest du Burundi). La femme et la fille burundaise sont appelées à profiter de cette journée laquelle leur est dédiée pour s'auto-évaluer, réfléchir sur leur parcours et leur avenir. « Soyez des modèles de courage, de résilience et d'engagement dans vos communautés » renchérit la Présidente du Forum National des femmes, au nom des autres Femmes du pays.C’est sous le Haut Patronage et la présence du Président de la République, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, que le Burundi a célébré ce 08 mars 2025, à Bubanza, la Journée internationale de la femme sous le thème « Femme, pilier du développement : soutenons-la pour l’atteinte de la vision 2040-2060 ». Des Ministres, des Hauts Cadres, des Honorables du Parlement, des Représentants des Agences du Système des Nations Unies au Burundi, des Diplomates accrédités au Burundi, des représentants Organisations Non Gouvernementales et Internationales, des Banques d’investissement et de commerce basées au Burundi, des entreprises et des Organisations locales féminines ont répondu et participé activement au rendez-vous. Habillées en pagnes coloriées, les femmes se sont démarquées à la célébration de la Journée Internationale de la Femme. Un long défilé a marqué les cérémonies de ladite journée (#IWD25). Que ce soient des entrepreneuses, des femmes vivant avec le handicap, des femmes ayant des coopératives, la joie se lisait sur leurs visages. Pour elles, la journée est dédiée à l’égalité de #genre et à l’#autonomisation économique.Dans son mot d'accueil, le Gouverneur de la province de Bubanza, Mr. Cléophas Nizigiyimana a souligné que les femmes de sa localité sont actives au sein des coopératives, et ont été les premières à obtenir des crédits auprès de la Banque d'Investissement et de Développement pour les Femmes (BIDF) grâce à leur capacité d'élaboration de plans d'affaires solides.
Oeuvrons pour un avenir équitable pour toutes les femmes burundaisesMme Emérence Bucumi, Présidente du Forum National des Femmes, a adressé ses mots de reconnaissance au Président de la République et Son Epouse pour son soutien constant dont il ne cesse de manifester en faveur des droits des femmes et du développement durable au Burundi. « Le Burundi progresse en matière de respect des droits des femmes : augmentation du nombre des femmes dans les instances décisionnelles, la création et l’implantation de la Banque des femmes, la promotion des programmes de nutrition des enfants à l'école sont les quelques avancées importantes notées déjà pour le pays », souligne Emérence Bucumi. Elle appelle à l'unité des autorités burundaises pour défendre les droits des femmes et pour le soutien du Forum National des Femmes. « Ensemble, œuvrons pour un avenir équitable pour toutes les femmes burundaises », a-t-elle lancé. Elle indique que malgré les défis, le Forum National des Femmes a réussi à initier des actions concrètes : éducation des femmes sur leurs droits, sensibilisation à la participation électorale de 2025 et à l'entrepreneuriat. Emérence Bucumi appelle le Gouvernement du Burundi à soutenir les femmes notamment par la modification du Code des Personnes et de la Famille, les appuis financiers, la mise en place d'un Secrétariat Exécutif pour propulser le Forum National des Femmes Burundaises sur la scène internationale.Mme Bucumi encourage les femmes et les filles à profiter de la Journée Internationale leur dédiée pour s'auto-évaluer, réfléchir sur leur parcours et leur avenir. « Soyons des modèles de courage, de résilience et d'engagement dans nos communautés », ajoute-t-elle.Nous sommes témoins d’un engagement croissant en faveur de la promotion des droits des femmes« La célébration du 8 mars, loin d’être une simple commémoration, est un puissant moteur de changement pour les femmes. Elle offre une tribune mondiale pour célébrer les avancées et les victoires d’un côté et de l’autre côté pour identifier les défis qui persistent et ceux naissants. » annonce Mme Violet Kakyoma, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Burundi. Cette journée rappelle que les droits des femmes sont des droits humains, et qu'ils doivent être défendus et célébrés chaque jour, non seulement le 8 mars. Mme Kakyoma a félicité le Burundi pour les progrès incommensurables atteints dans la mise en œuvre du programme d’action de Beijing et pour la redevabilité affichée en produisant dans les délais le 6ème rapport national de son évaluation : Rapport Beijing+30, qui fait suite à d’autres rapports quinquennaux que le pays a produit depuis son engagement audit programme adopté en 1995. « Nous sommes témoins d’un engagement croissant en faveur de la promotion des droits des femmes » a réaffirmé le Coordonnateur Résident des Nations Unies au Burundi.Sans le développement de la femme, pas de développement du paysLe Président de la République du Burundi, Son Excellence Evariste Ndayishimiye a exhorté les hommes burundais à soutenir les femmes dans leurs initiatives de développement pour un épanouissement réel du ménage. a mentionné que le foyer est le pilier du développement du pays. C'est pourquoi le Gouvernement doit protéger les familles. Il a précisé le rôle prépondérant de la femme dans la famille, du fait que l'éducation de qualité que l'enfant reçoit provient beaucoup plus de sa mère que de son père. Le Président de la République a précisé que les femmes ont déjà prouvé qu'elles sont égales aux hommes en matière d'intelligence, car elles peuvent réaliser tout le travail qui nécessite des capacités intellectuelles comme les hommes. Selon lui, les Burundais accordent déjà une place considérable aux femmes dans leur culture et leurs mœurs. C'est pourquoi, a-t-il expliqué, la femme burundaise est considérée comme un pilier de la famille. Il a demandé au ministère de la Justice de prendre le devant dans la révision de la loi sur la succession selon les coutumes et la culture burundaise tout en innovant les textes existants. Il a interpelé les banques, particulièrement la BIDF, à ouvrir davantage d'agences dans le pays afin de faciliter aux femmes l'accès au crédit et leur éviter de longs trajets. Le Président Ndayishimiye a exhorté ces banques à planifier des programmes de formation de leurs clients en élaboration de projets bancables au lieu de rejeter les projets déposés en demandes de financement. Le Chef de l’Etat du #Burundi a salué les progrès du Burundi en primant les promoteurs des droits des femmes dans leurs actions.En guise de clôture de la célébration, des artistes burundais ont entonné une chanson intitulée « Disons Non aux VSBGS » pour égayer la journée et transmettre leur soutien à la femme et à la fille du Burundi dans leur combat de lutte contre les inégalités, des violences sexuelles basées sur le genre pour une autonomisation économique effective., filtered_html
Oeuvrons pour un avenir équitable pour toutes les femmes burundaisesMme Emérence Bucumi, Présidente du Forum National des Femmes, a adressé ses mots de reconnaissance au Président de la République et Son Epouse pour son soutien constant dont il ne cesse de manifester en faveur des droits des femmes et du développement durable au Burundi. « Le Burundi progresse en matière de respect des droits des femmes : augmentation du nombre des femmes dans les instances décisionnelles, la création et l’implantation de la Banque des femmes, la promotion des programmes de nutrition des enfants à l'école sont les quelques avancées importantes notées déjà pour le pays », souligne Emérence Bucumi. Elle appelle à l'unité des autorités burundaises pour défendre les droits des femmes et pour le soutien du Forum National des Femmes. « Ensemble, œuvrons pour un avenir équitable pour toutes les femmes burundaises », a-t-elle lancé. Elle indique que malgré les défis, le Forum National des Femmes a réussi à initier des actions concrètes : éducation des femmes sur leurs droits, sensibilisation à la participation électorale de 2025 et à l'entrepreneuriat. Emérence Bucumi appelle le Gouvernement du Burundi à soutenir les femmes notamment par la modification du Code des Personnes et de la Famille, les appuis financiers, la mise en place d'un Secrétariat Exécutif pour propulser le Forum National des Femmes Burundaises sur la scène internationale.Mme Bucumi encourage les femmes et les filles à profiter de la Journée Internationale leur dédiée pour s'auto-évaluer, réfléchir sur leur parcours et leur avenir. « Soyons des modèles de courage, de résilience et d'engagement dans nos communautés », ajoute-t-elle.Nous sommes témoins d’un engagement croissant en faveur de la promotion des droits des femmes« La célébration du 8 mars, loin d’être une simple commémoration, est un puissant moteur de changement pour les femmes. Elle offre une tribune mondiale pour célébrer les avancées et les victoires d’un côté et de l’autre côté pour identifier les défis qui persistent et ceux naissants. » annonce Mme Violet Kakyoma, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Burundi. Cette journée rappelle que les droits des femmes sont des droits humains, et qu'ils doivent être défendus et célébrés chaque jour, non seulement le 8 mars. Mme Kakyoma a félicité le Burundi pour les progrès incommensurables atteints dans la mise en œuvre du programme d’action de Beijing et pour la redevabilité affichée en produisant dans les délais le 6ème rapport national de son évaluation : Rapport Beijing+30, qui fait suite à d’autres rapports quinquennaux que le pays a produit depuis son engagement audit programme adopté en 1995. « Nous sommes témoins d’un engagement croissant en faveur de la promotion des droits des femmes » a réaffirmé le Coordonnateur Résident des Nations Unies au Burundi.Sans le développement de la femme, pas de développement du paysLe Président de la République du Burundi, Son Excellence Evariste Ndayishimiye a exhorté les hommes burundais à soutenir les femmes dans leurs initiatives de développement pour un épanouissement réel du ménage. a mentionné que le foyer est le pilier du développement du pays. C'est pourquoi le Gouvernement doit protéger les familles. Il a précisé le rôle prépondérant de la femme dans la famille, du fait que l'éducation de qualité que l'enfant reçoit provient beaucoup plus de sa mère que de son père. Le Président de la République a précisé que les femmes ont déjà prouvé qu'elles sont égales aux hommes en matière d'intelligence, car elles peuvent réaliser tout le travail qui nécessite des capacités intellectuelles comme les hommes. Selon lui, les Burundais accordent déjà une place considérable aux femmes dans leur culture et leurs mœurs. C'est pourquoi, a-t-il expliqué, la femme burundaise est considérée comme un pilier de la famille. Il a demandé au ministère de la Justice de prendre le devant dans la révision de la loi sur la succession selon les coutumes et la culture burundaise tout en innovant les textes existants. Il a interpelé les banques, particulièrement la BIDF, à ouvrir davantage d'agences dans le pays afin de faciliter aux femmes l'accès au crédit et leur éviter de longs trajets. Le Président Ndayishimiye a exhorté ces banques à planifier des programmes de formation de leurs clients en élaboration de projets bancables au lieu de rejeter les projets déposés en demandes de financement. Le Chef de l’Etat du #Burundi a salué les progrès du Burundi en primant les promoteurs des droits des femmes dans leurs actions.En guise de clôture de la célébration, des artistes burundais ont entonné une chanson intitulée « Disons Non aux VSBGS » pour égayer la journée et transmettre leur soutien à la femme et à la fille du Burundi dans leur combat de lutte contre les inégalités, des violences sexuelles basées sur le genre pour une autonomisation économique effective., filtered_html
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Histoire
07 mars 2025
Les Gouvernements burundais et coréen, ainsi que l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) lancent un projet d’appui au rapatriement, à la protection et à l’autonomisation des rapatriés et de la population d’accueil à travers un financement de l’
Les Gouvernements burundais et coréen ainsi le HCR ont lancé un projet financé par l’Agence de Coopération Internationale, KOICA à hauteur de six millions de dollars américains.Ce projet couvrira tout le territoire national et bénéficiera à environ 175,000 personnes sur une période de trois ans (octobre 2024-octobre 2027). Il couvre les secteurs variés de la protection internationale et d’assistance humanitaire internationale, y compris, le rapatriement et la réintégration des anciens réfugies burundais, le suivi de protection l’assistance légale, la documentation civile, la construction des maisons, la santé et l’éducation. « Nous apprécions beaucoup l’appui constant de KOICA qui, par cette contribution nous permet d’aider les réfugiés burundais qui le souhaitent, à se rapatrier dans leur pays dans la dignité et la sécurité, et de les faciliter leur intégration sociale et économique au Burundi », a dit Brigitte Mukanga-Eno, Représentante du HCR au BurundiL’Agence coréenne de Coopération Internationale, KOICA est l’un des partenaires importants du HCR. L’année passée il avait aussi soutenue l’opération au Burundi dans le domaine du rapatriement volontaire des réfugiés burundais et leur réintégration, y compris la construction de quatre écoles fondamentales dans les provinces de grands retours comme, Makamba, Ruyigi, Rutana et Kirundo. KOICA a aussi contribué dans la construction ou la réhabilitation des maisons des rapatriés. « Ce n'est pas qu’un projet, c'est un engagement transformateur pour reconstruire des vies et renforcer la cohésion sociale. En abordant la réintégration sécurisée et digne des retournés burundais et des communautés, nous faisons un pas crucial vers la stabilité à long terme, l'autonomisation économique et la résilience », a déclaré KIM Kwonho, Directeur adjoint du pays de KOICA au Burundi.En plus des secteurs de la réintégration déjà couverts par les fonds de KOICA, ce projet financera particulièrement les coopératives agropastorales à raison d’une coopérative agricole pilote par province, la provision des intrants agricoles, ainsi que des formations y relatives pour les rendre opérationnelles. Des soutiens seront aussi donnés pour les activités génératrices de revenus, l’amélioration des infrastructures scolaires, aux élèves rapatriées à réintégrer le curriculum national, etc.Ce projet est une deuxième initiative de KOICA, un premier projet intitulé « Rapatriement volontaire et réintégration pacifique des réfugiés burundais » commencé en 2022 prendra fin cette année. Le HCR assure au Burundi aujourd’hui la protection et l’assistance de près de 90 000 réfugiés et demandeurs d’asile dans cinq camps de réfugiés, dans un site de réfugiés et en milieu urbain, ainsi que plus de nouveaux 60, 000 réfugiés de la RDC nouvellement arrivés. Il assure aussi la protection et l’assistance de près de 255 000 rapatriés burundais retournés au Burundi depuis 2017., filtered_html
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Communiqué de presse
07 mars 2025
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, le 8 mars 2025
En cette Journée internationale des femmes, nous célébrons trente ans d’avancées et de progrès réalisés depuis la conférence historique des Nations Unies organisée à Beijing.Celle-ci a transformé les droits des femmes et permis de réaffirmer qu’ils étaient des droits humains.Depuis, les femmes et les filles ont renversé les barrières, brisé les stéréotypes et revendiqué la place qui leur revient.Mais nous devons être lucides sur les défis à relever.Bafoués ou restreints, les droits humains des femmes sont menacés.Des atrocités séculaires – la violence, la discrimination et les inégalités économiques – continuent d’accabler les sociétés.De nouvelles menaces, comme les algorithmes qui véhiculent les stéréotypes, créent des inégalités dans les espaces en ligne, ouvrant la voie à de nouvelles formes de harcèlement et d’abus.Au lieu d’observer une généralisation de l’égalité des droits, nous assistons à la banalisation de la misogynie.Nous devons combattre ces outrages.Et continuer d’œuvrer pour que les femmes et les filles disposent des mêmes chances que les hommes et les garçons.Nous devons agir pour débloquer des financements afin que les pays puissent investir dans l’égalité – et pour faire de ces investissements une priorité.Agir pour assurer l’égalité d’accès à des emplois décents, pour combler l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes et pour résoudre les difficultés liées au travail domestique.Agir pour renforcer et appliquer les lois visant à mettre fin à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles.Agir pour garantir la pleine participation des femmes à la prise de décision, notamment dans le domaine de la consolidation de la paix.Et agir pour éliminer les barrières qui empêchent les femmes et les filles d’accéder aux filières des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.Le Pacte pour l’avenir et le Pacte numérique mondial donnent des orientations qui doivent guider ces actions.L’épanouissement des femmes et des filles profite à tout le monde.Ensemble, prenons des initiatives fortes pour faire de l’égalité une réalité pour toutes les femmes et toutes les filles, pour garantir leurs droits et pour leur donner des moyens d’action, dans l’intérêt général, partout., filtered_html
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Communiqué de presse
25 novembre 2024
Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes - Message du Secrétaire général
Chaque jour, en moyenne, 140 femmes et filles sont tuées par un membre de leur famille. Encore aujourd’hui, environ une femme sur trois est victime de violences physiques ou sexuelles. Aucun pays, aucun milieu n’est épargné. Et la situation ne fait qu’empirer.Les crises liées aux conflits, au climat et à la faim accentuent les inégalités. De terribles violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre. Et, sur Internet, les femmes et les filles s’exposent à un déferlement de misogynie. Pour ne rien arranger, les droits des femmes et des filles ne cessent d’être remis en cause. Les situations où les protections juridiques sont supprimées et où les droits humains sont bafoués sont devenues monnaie courante, de même que les cas où des défenseurs et défenseuses des droits humains des femmes sont menacés, harcelés ou tués pour s’être exprimés.Par l’Initiative Spotlight de l’Organisation des Nations Unies et l’initiative Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes d’ici à 2030, nous sommes toutes et tous invités à unir nos forces pour mettre fin au fléau de la violence à l’égard des femmes et des filles, où qu’il sévisse. Le monde doit entendre cet appel. Nous devons agir de toute urgence en faveur de la justice et de la responsabilisation et soutenir les actions de sensibilisation.Il y a près de 30 ans, une promesse a été faite avec la Déclaration et Programme d’action de Beijing, celle de prévenir et d’éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles : il est grand temps de la tenir.***, filtered_html
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Communiqué de presse
25 novembre 2024
Lancement de la campagne des 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes, édition 2024 - Discours de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burundi, Mme Violet Kakyomya
C’est un agréable devoir et un réel plaisir d’être avec vous, ici à Gihanga, à l’occasion du lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, Edition 2024Permettez-moi, tout d’abord, de vous transmettre les chaleureuses salutations du Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur António Guterres. Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à chacune et chacun de vous pour votre présence aujourd’hui.Votre participation témoigne de l’engagement ferme du Burundi envers une cause essentielle : éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles.C’est avec une profonde détermination et une conviction inébranlable que nous lançons aujourd’hui cette campagne, un moment crucial de mobilisation mondiale en faveur d’un monde exempt de violence et d’inégalités. Cette initiative nous offre une occasion précieuse d’amplifier nos voix et de réaffirmer notre engagement collectif à mettre fin aux violences basées sur le genre. Excellence, Madame la Première Dame,Distingués invités, Chers participants, Mesdames et Messieurs Un rappel historique et une réalité alarmanteCette année marque le 25ᵉ anniversaire de la désignation, par l'Assemblée Générale des Nations Unies, du 25 novembre comme Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.Malgré des avancées significatives, les violences basées sur le genre persistent et demeurent un fléau mondial :Une femme sur trois dans le monde a été victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie.Chaque heure, cinq femmes ou filles sont tuées par un membre de la famille,Les hommes et les garçons ne sont pas épargnés, notamment dans les contextes de conflit ou de discrimination.Ces chiffres ne sont pas de simples données. Ils représentent des vies brisées, des espoirs anéantis et des familles dévastées.En 2024, la campagne est célébrée sous le thème : « Vers les 30 ans de la Déclaration et de la Plateforme d'action de Pékin : Tous unis pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles. » Excellence Madame la Première Dame, Distingués invités, Mesdames et Messieurs, En appui au Gouvernement du Burundi, le Système des Nations Unies travaille activement pour :Promouvoir des valeurs d'égalité dès l'enfance, à travers la sensibilisation et l’éducation, afin de briser les cycles de violence.Renforcer les cadres législatifs et leur application, en assurant des sanctions appropriées pour les auteurs et une protection efficace des victimes.Investir dans des services de soutien aux victimes, y compris la prise en charge psychologique, juridique et sanitaire.Mobiliser les familles et les communautés, en favorisant une culture de respect mutuel et de tolérance zéro envers les violences.Nous devons nous lever ensemble pour faire de ces 16 jours un moment fort de mobilisation et de transformation. Il est temps de briser le silence et de multiplier les initiatives pour offrir plus de protection à nos soeurs, nos enfants, nos mères et nos frères.Rappelons-nous : l’égalité et la dignité pour tous ne sont pas seulement des droits fondamentaux, mais aussi les piliers d’une société juste, cohésive et prospère.Avant de clore, je rends hommage aux victimes – enfants, femmes, hommes – qui nous rappellent chaque jour que le combat doit continuer. Ensemble, transformons la douleur en espoir, et les paroles en actions concrètes.Je réitère ici la ferme volonté des partenaires de contribuer à un Burundi exempt de violences faites aux femmes et aux filles. Vive un Burundi où la tolérance zéro à l’égard des violences faites aux femmes est une réalité.TUGIRE AMAHORO.TUGIRE AMAHORO, filtered_html
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Communiqué de presse
18 octobre 2024
Il est grand temps de concrétiser le «droit aux aliments», qui vise à assurer une alimentation saine, nutritive et abordable
Cette année, la Journée mondiale de l’alimentation a pour thème «Le droit aux aliments au service d’une vie et d’un avenir meilleurs». Ce thème vient opportunément nous rappeler le droit de chaque personne à une alimentation adéquate. Mais comment traduire en actes ce droit? Pourquoi est-il si important de veiller non seulement à une alimentation suffisante, mais aussi à la diversité des régimes alimentaires? C’est la raison pour laquelle j’utilise le terme «aliments» au pluriel. Il faut mettre l’accent sur cette diversité, ainsi que sur la disponibilité, l’accessibilité et l’abordabilité des produits alimentaires pour tous.À l’heure actuelle, d’un point de vue calorique, l’agriculture produit plus de denrées qu’il n’en faut pour nourrir toute la population mondiale. Pourtant, environ 730 millions de personnes souffrent de la faim en raison de catastrophes d’origine naturelle ou anthropique, parmi lesquelles on retrouve les conflits, les dérèglements climatiques répétés, les inégalités et les récessions économiques.Des milliards de personnes n’ont pas accès à une alimentation saineIl existe une autre réalité brutale: plus de 2,8 milliards de personnes n’ont pas les moyens de s’alimenter sainement, et c’est l’une des principales causes de toutes les formes de malnutrition. En un mot, près d’un tiers de la population mondiale ne consomme pas les nutriments et les micronutriments dont elle a besoin pour se développer et, dans certains cas, pour survivre. Dès lors, la qualité de vie pour environ la moitié des habitants de la planète doit être améliorée de toute urgence.Pour le bien commun, une plus grande diversité d’aliments nutritifs et abordables devrait être présente dans nos champs, dans nos filets de pêche, sur nos marchés et sur nos tables. L’enjeu n’est pas seulement de répondre aux besoins nutritionnels de la population, mais aussi de veiller à ce que nossystèmes agroalimentaires soient efficaces, inclusifs, résilients et durables, afin qu’ils puissent respecter les cultures alimentaires traditionnelles et une alimentation saine en s’appuyant sur la science, sans déroger aux préférences personnelles.Un autre élément crucial est la santé et la viabilité à long terme de l’environnement dont nous dépendons pour produire ces aliments, et qui a besoin de la biodiversité pour prospérer.Le droit aux aliments n’apporte pas, à lui seul, la solution directe aux problèmes de faim et de diversité alimentaire. En revanche, il nous aide à définir nos aspirations collectives pour le modèle de monde juste et équitable dans lequel nous voulons vivre. Il crée des obligations concrètes que les gouvernements et les principaux partenaires doivent remplir et devrait nous inciter, tous, à faire notre part pour que ce monde advienne.Voilà pourquoi il faut agir, dès maintenant.Le rôle de la FAOÀ l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), nous nous efforçons de faire de ce droit une réalité, malgré toute une série de défis. Dans les zones de conflit, l’accès aux aliments est entravé, ce qui provoque de la malnutrition et de la faim. Dans ces zones et dans d’autres points névralgiques de la faim, la FAO s’attache à reconstruire les infrastructures agricoles afin d’assurer la disponibilité et l’accessibilité des aliments pour assurer la sécurité alimentaire à long terme, en utilisant tous les outils et canaux possibles.En plus de ces interventions d’urgence, certains programmes clés de la FAO comme l’initiative Main dans la main, «Un pays, un produit prioritaire», l’économie bleue et les programmes de coopération technique ont également pour objectif la sécurité alimentaire et la nutrition à moyen et à long terme dans toute une série de pays.Dans beaucoup de régions, les changements de régime alimentaire et la concentration des marchés provoqués par la mondialisation ont aggravé les problèmes de santé, notamment l’obésité et le diabète. Les programmes d’alimentation scolaire financés par la FAO sont essentiels dans la luttecontre ces défis, car ils se fournissent auprès des agriculteurs locaux et offrent aux enfants une alimentation nutritive.Dans beaucoup de pays, toutes régions confondues, la FAO travaille avec les pêcheurs et les autorités locales afin d’étendre la protection sociale et l’inclusion économique aux personnes les plus vulnérables en les aidant à diversifier leur production, à créer d’autres sources de revenus et à se relier à de nouveaux marchés.L’inflation peut, surtout en période d’instabilité économique, rendre les produits alimentaires inabordables. Dans certains pays d’Afrique, par exemple, les initiatives de la FAO prévoient des transferts monétaires aux ménages les plus pauvres, ce qui les aide à payer la nourriture en cas d’hyperinflation.La crise climatique représente une menace importante pour la sécurité alimentaire mondiale. L’imprévisibilité des conditions météorologiques et les catastrophes naturelles peuvent avoir des effets ravageurs sur les cultures et sur l’élevage. Par exemple, dans certains pays d’Asie, la FAO a mis en place des techniques d’agriculture intelligente face au climat afin d’aider les agriculteurs à s’adapter aux changements de conditions climatiques, garantissant ainsi une production alimentaire régulière.De surcroît, en travaillant en étroite collaboration avec les gouvernements, la FAO contribue à l’élaboration de cadres juridiques et à la rédaction de politiques nationales visant à garantir la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous.Une action collective s’imposeLes gouvernements ne sont pas les seuls que nous appelons à s’engager dans cette bataille. Avec la collaboration de tous les secteurs et de tous les partenaires au niveau mondial, qu’il s’agisse des gouvernements, du secteur privé, du milieu universitaire, de la société civile ou des individus, l’action collective peut en effet être le moteur de changements profonds.La jeunesse est particulièrement concernée, car un avenir sûr sur le plan alimentaire fait partie de ses droits. C’est elle qui façonne l’avenir et en décide. Tous les appels du Sommet de l’avenir des Nations Unies sont déterminés par ses actes.Les agriculteurs peuvent faire oeuvre utile en pratiquant une agriculture durable qui enrichit la biodiversité et assure une gestion responsable des ressources naturelles. Les entreprises peuvent fournir des aliments nutritifs et diversifiés à un prix plus abordable. Les universités et la société civile peuvent demander des comptes aux gouvernements en collectant des données, en déterminant les points à améliorer, en appliquant des solutions scientifiques et techniques et en mesurant les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs.La science et l’innovation, par exemple les technologies de l’information, les biotechnologies, l’intelligence artificielle et l’agriculture numérique, seront un moteur de la transformation des systèmes agroalimentaires.En dernier point, chacun d’entre nous, en tant que consommateur, peut et doit jouer son rôle dans la réduction de l’«empreinte alimentaire». Cela passe par un mode de vie sain, la prise de parole pour peser sur les décisions, la réduction du gaspillage alimentaire et la promotion de la diversité alimentaire.À l’occasion de cette Journée mondiale de l’alimentation, réitérons notre engagement à construire des systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables qui respectent le droit de chacun à une alimentation variée et nutritive.Ensemble, nous pouvons retrouver le chemin qui mène à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui est notre promesse collective d’agir pour l’humanité, pour la planète et pour la prospérité. Pour ce faire, nous pouvons transformer les systèmes agroalimentaires mondiaux afin d’opérer les quatre améliorations, qui concernent la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie, en ne laissant personne de côté.Il faut agir pour l’avenir., filtered_html
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Communiqué de presse
18 septembre 2024
TRIBUNE SUR LE SOMMET DE L’AVENIR : Les dirigeants mondiaux doivent relancer la coopération internationale pour aujourd'hui et demain
Les négociations à New York sont dans la dernière ligne droite, avant la tenue ce mois-ci du Sommet de l’avenir, au cours duquel les chefs d’État conviendront des réformes à mener en ce qui concerne les piliers de la coopération mondiale. Si l’Organisation des Nations Unies a convoqué ce Sommet unique en son genre, c’est parce qu’il faut voir la réalité en face : les problèmes mondiaux évoluent plus vite que les institutions conçues pour trouver des solutions.Il n’y a qu’à regarder autour de nous. Les conflits féroces et la violence infligent de terribles souffrances ; les divisions géopolitiques se multiplient ; les inégalités et l’injustice sont partout, minant la confiance, aggravant les griefs et alimentant le populisme et l’extrémisme. Les défis séculaires que sont la pauvreté, la faim, les discriminations, la misogynie et le racisme prennent de nouvelles formes. Dans le même temps, nous sommes aussi confrontés à de nouvelles menaces existentielles, qu’il s’agisse de l’emballement du chaos climatique et de la dégradation de l’environnement ou des technologies telles que l’Intelligence artificielle, qui se développent dans un vide éthique et juridique. Le Sommet de l’avenir reconnaît que les solutions à tous ces défis sont entre nos mains. Mais nous avons besoin d'une mise à jour des systèmes que seuls les leaders mondiaux peuvent apporter.Le processus décisionnel international est figé dans le temps. De nombreuses institutions et outils mondiaux sont le produit des années 1940 – avant la mondialisation, avant la décolonisation, avant que les droits humains universels et le principe de l’égalité des genres aient été consacrés, avant le premier vol humain dans l’espace – sans parler du cyberespace.Les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale conservent leur prééminence au sein du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, alors que l’ensemble du continent africain ne dispose même pas d’un siège permanent. L’architecture financière mondiale pèse lourdement sur les pays en développement et ne leur offre aucun filet de sécurité lorsqu’ils rencontrent des difficultés, les laissant crouler sous les dettes, qu’ils sont contraints de rembourser au lieu de pouvoir investir pour leur population. En outre, les institutions mondiales n’offrent que peu de place à de nombreux acteurs majeurs du monde actuel, qu’il s’agisse de la société civile ou du secteur privé. Les jeunes, qui hériteront de l'avenir, sont presque invisibles, tandis que les intérêts des générations futures ne sont pas représentés. Le message est clair : il est impossible de bâtir un avenir digne de nos petits-enfants dans le carcan d’un système construit pour nos grands-parents. Le Sommet de l’avenir sera l’occasion de relancer la collaboration multilatérale pour l’adapter au XXIe siècle.Entre autres solutions, nous avons proposé un Nouvel Agenda pour la paix, axé sur la modernisation des institutions internationales et des outils de prévention et de règlement des conflits, y compris le Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Nouvel Agenda pour la paix appelle à redoubler d’efforts pour débarrasser notre monde des armes nucléaires et autres armes de destruction massive, et à l’élargissement de la définition du concept de sécurité pour englober les violences de genre et la violence des gangs. Il tient aussi compte des menaces qui pèseront sur la sécurité à l’avenir, compte tenu de l’évolution des conflits et des risques que pourrait poser la militarisation des nouvelles technologies. Nous devons par exemple conclure un accord mondial pour interdire les armes autonomes létales, qui peuvent décider de la vie ou de la mort d’autrui sans intervention humaine.Les institutions financières mondiales doivent refléter le monde d’aujourd’hui et être dotées des moyens nécessaires pour mieux répondre aux défis contemporains : dette, développement durable, action climatique. Il faut donc prendre des mesures concrètes pour lutter contre le surendettement, accroître les capacités de prêt des banques multilatérales de développement et modifier leur modèle économique afin que les pays en développement aient un accès beaucoup plus large aux financements privés à des taux abordables.Sans ces financements, les pays en développement ne seront pas en mesure de répondre à la plus grande des menaces : la crise climatique. Ils ont besoin de ressources de toute urgence pour passer des combustibles fossiles, qui détruisent la planète, à des énergies propres et renouvelables.Et comme les leaders mondiaux l’ont souligné l’année dernière, la réforme de l’architecture financière mondiale est également essentielle afin d’accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable dont notre monde a désespérément besoin.Le Sommet se penchera également sur les nouvelles technologies ayant un impact mondial, en cherchant des moyens de réduire la fracture numérique et d’établir des principes communs pour un avenir numérique ouvert, libre et sûr pour tout le monde. L’Intelligence artificielle est une technologie révolutionnaire dont nous commençons à peine à entrevoir les applications et les risques. Nous avons présenté des propositions spécifiques pour que les gouvernements, les entreprises technologiques, les universités et la société civile travaillent sur des cadres de gestion des risques liés à l'IA, sur le suivi et l'atténuation de ses effets néfastes, ainsi que sur le partage de ses bénéfices. La gouvernance de l’IA ne peut être laissée aux riches ; tous les pays doivent y participer et l’Organisation des Nations Unies est prête à rassembler tout le monde.Les droits humains et l’égalité des genres représentent le fil conducteur de toutes ces propositions. Le processus décisionnel mondial ne peut être réformé que dans le respect de l’ensemble des droits humains et de la diversité culturelle, en garantissant la pleine participation et le leadership des femmes et des filles. Nous demandons de nouveaux efforts pour supprimer les barrières historiques – juridiques, sociales et économiques – qui excluent les femmes du pouvoir. Les artisans de la paix des années 1940 ont créé des institutions qui ont permis d’empêcher l’éclatement d’une troisième guerre mondiale et ont accompagné de nombreux pays de la colonisation à l’indépendance. Mais ils ne reconnaîtraient pas le paysage mondial d’aujourd’hui. Le Sommet de l’avenir est l’occasion de mettre en place des institutions et des outils de coopération mondiale plus efficaces et plus inclusifs, qui soient adaptés au XXIe siècle et à notre monde multipolaire. J’invite les dirigeants à saisir cette chance. ***, filtered_html
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